Les trois types de habous

Les habous au Maroc trouvent leur fondement juridique dans le dahir de 1913, qui s’inspire principalement du fiqh malékite. En plus des habous publics, les plus répandus, deux autres catégories existent. La première est constituée des habous de famille. Il s’agit de biens constitués par une personne et dont les revenus sont destinés à des bénéficiaires précisés au niveau de l’acte des Habous. Le plus souvent, il s’agit de ses propres descendants. Le «nader» de ces biens, c’est-à-dire leur gestionnaire, est désigné par les bénéficiaires eux-mêmes. Le ministère n’a qu’un simple droit de contrôle de la gestion. Les registres du ministère abondent d’exemples de habous de famille. On peut citer ceux de Tamasloht à Marrakech (appartenant à la famille Maslohi) et de ceux de Sidi Rahal (Settat), sur la plage portant le même nom.
La deuxième catégorie est celle des habous de zaouïas. Il s’agit de libéralités données par des cheikhs-oulémas et dont la gestion est assurée directement par la zaouïa. Le ministère, ici aussi, n’a qu’un rôle de contrôle