Les travaux d’aménagement de la marina de Casa seront bientôt lancés

Le projet s’intègre dans le projet colossal «Portes de l’Atlantique de Casablanca».
Le coût est estimé à  5 milliards de DH.

Le déblayage du site destiné à  accueillir la marina de Casablanca est dans sa dernière ligne droite. Le coup d’envoi des travaux d’aménagement sera donné dès la signature de la convention d’investissement, prévue dans quelques semaines, entre le gouvernement et la CDG qui reprend sous sa férule le grand projet baptisé: «Les portes de l’Atlantique de Casablanca». Il s’agit d’un immense chantier portant sur l’aménagement du littoral de la métropole et l’ouverture de la ville sur l’océan. Une opération d’envergure qui concerne une zone de 450 ha, «incluant le cÅ“ur historique de la ville et sa façade maritime». Ce projet comprend des aménagements à  l’est, au nord et au sud de la Grande Mosquée Hassan II. Il s’agit plus particulièrement de l’Avenue royale et de la nouvelle corniche (qui couvre 178 ha, dont les13 ha gagnés sur la mer, juste à  côté de la mosquée Hassan II) qui s’étendra jusqu’au phare d’El Hank.

25 000 emplois dont 6 000 permanents seront créés
Le but est de mettre en valeur tout un pan de la ville pour en faire un pôle hautement attractif pour des investisseurs dans des secteurs comme le tourisme, les loisirs, le commerce, les activités de bureau ou le logement. A terme, on prévoit la création de 25 000 emplois dont 6 000 permanents.

Ce projet colossal sera réalisé sur une période d’au moins 15 ans, en plusieurs phases. La première sera justement la réalisation de la marina, sur une superficie de 23 ha de terre-plein, qui donneront près de 425 000 m2 de droits à  construire, indique-t-on auprès d’Al Manar, filiale de CDG Développement chargée de concrétiser le projet. Selon le calendrier initial, la première phase (aménagement et voirie) sera achevée en 2006 et nécessite un investissement de 850 MDH. Le coût total du projet de la marina, dont la plus grande partie sera réalisée d’ici 2012, est de 5 milliards de DH.

Bien évidemment, un tel projet ne peut pas se faire sans la délocalisation de la halle aux poissons du port de pêche ou encore des chantiers navals. Le résultat en vaudra la peine. Cela aboutira à  des structures d’accueil touristiques pouvant répondre notamment au challenge du Plan Azur, un môle commercial, unique au Maroc, de 50 000 m2 et une forte valorisation de l’environnement urbain qui donnera un important espace piétonnier.