Les stades de Tanger et de Marrakech opérationnels fin 2006, Agadir en 2007

Le coût d’investissement est de 2,6 milliards de DH.
Ils seront compatibles avec les normes internationales en matière de football et d’athlétisme à la fois.
La gestion déléguée est à l’étude.

Même si le Maroc n’a pas été retenu pour l’organisation de la Coupe du monde de football 2010, les travaux de construction des stades Tanger, Marrakech et Agadir se poursuivent «conformément au planning initialement prévu, aussi bien en infrastructure qu’en superstructure», annoncent les responsables de la direction des Equipements publics. Ainsi, les stades de Tanger et de Marrakech seront opérationnels dès décembre 2006. Celui d’Agadir, quant à lui, n’ouvrira ses portes qu’en juin 2007. Il ne manquera plus alors que des équipements complémentaires (panneaux d’affichage, salles de presse équipées…), afin d’arrimer ces stades aux normes techniques de la FIFA. Ces travaux seront bouclés en décembre 2009. Chaque stade aura une capacité d’accueil de 45 000 spectateurs.

Des opportunités pour les entreprises locales
Le coût d’investissement pour ces trois stades est de 2,6 milliards de DH, dont 877,1 MDH pour Tanger, 891,8 MDH pour Marrakech, 817,7 MDH pour Agadir. Cet investissement a nécessité le concours du Budget général de l’Etat aussi bien – mais dans une moindre mesure – que la contribution des collectivités locales. Ces deux modes de financement ont transité par le FNDS (Fonds national du développement du sport).
Selon la direction des Equipements publics, «la réalisation de ces stades est menée en parfaite conformité avec les normes de qualité et de sécurité les plus exigeantes aussi bien pour le football que pour l’athlétisme». Il s’agit, entre autres, du système d’éclairage high-tech, des systèmes audiovisuels pour la diffusion du son et des annonces de sécurité, un pré-équipement de radio et de télévision et de communication et des écrans vidéo matriciels.
Par ailleurs, la construction simultanée de ces trois stades a constitué une opportunité pour les entreprises de travaux publics, notamment marocaines, grâce au mode d’attribution des marchés. Celui-ci a été adapté à leur situation financière et à leurs références techniques. Ainsi, les marchés ont été exécutés en lots séparés et certains critères comme l’expérience ont été assouplis par rapport aux marchés classiques. L’impact, en termes d’emploi direct, est important. Les trois chantiers aboutiront, en fin de travaux, à la création de plus de deux millions de journées de travail.
En fin de parcours, les trois chantiers auront englouti 230 000 m3 de béton armé et 20 000 tonnes d’acier ainsi que d’autres matériaux destinés à la réalisation de 33 000 m2 de couverture métallique, 100 000 m2 de revêtement, 76 000 m2 de menuiserie et 600 000 m2 de voiries et parking.
Près de 38 marchés ne sont pas encore attribués. Il s’agit, entre autres, pour les trois stades, des courants faibles, des sols sportifs, de l’engazonnement, des équipements de cuisine, des mobiliers de gradins. Pour ce qui est du stade d’Agadir, plus particulièrement, les marchés de la climatisation, des courants forts, de la menuiserie aluminium, bois et métallique, des ascenseurs, de l’assainissement, de la peinture, revêtements et faux plafonds sont en cours d’affectation.
A terme, il faudra résoudre le problème de l’exploitation. La réflexion est actuellement menée pour adopter la formule de la gestion autonome ou de la concession au secteur privé. L’objectif étant la rentabilisation des coûts futurs d’exploitation qui sont de plus en plus élevés eu égard aux exigences poussées en termes de conservation des performances des sols sportifs et du maintien du haut niveau de performances des équipements techniques.

Les trois chantiers engloutiront 230 000 m3 de béton armé et 20 000 tonnes d’acier, 33 000 m2 de couverture métallique, 100 000 m2 de revêtement, et 76 000 m2 de menuiserie.

Le stade de Marrakech aura des remparts et des tours caractéristiques de l’ancienne muraille de la ville rouge. Coût 892 MDH.