Les offres Gsm de Wana attendues avant fin 2009

Il a huit mois pour être opérationnel à  compter de la publication du décret de sa licence au B.O.
Les produits GSM seront axés sur le service et l’usage.
L’opérateur promet d’être aussi innovateur
qu’il l’a été sur l’Internet mobile.

D’ici fin 2009, le nouvel entrant sur le marché du GSM entrera dans la compétition. Selon le cahier des charges de la troisième licence 2G, Wana va devoir mettre sur le marché des produits Gsm dans une période ne dépassant pas huit mois après la publication de l’attribution de la licence au Bulletin officiel (B.O.). Ce qui veut dire que le service sera proposé probablement d’ici la fin de l’été. L’opérateur se dit confiant dans sa capacité à s’adjuger une bonne partie des 25 % des clients encore à prendre dans le segment du mobile au Maroc (le taux de pénétration du mobile est de 75% aujourd’hui). Et pourquoi pas, convaincre des clients de la concurrence à le rejoindre… Wana a acheté la licence GSM (2G) pour une durée de 15 ans, renouvelables par palier de 5 ans, et dispose de deux autres licences : celle de la mobilité restreinte pour 30 ans et celle de la 3G pour la même période que pour la 2G. L’opérateur refuse pour le moment de communiquer sur le montant de l’investissement qu’il compte engager pour déployer l’infrastructure destinée à assurer les services selon les niveaux de qualité et de couverture (75 % de couverture de la population après 36 mois, taux de coupure et de blocage inférieur à  2 %…) fixés par le cahier des charges.

Plus de problèmes de roaming
Toujours est-il qu’il ne part pas de rien. Né en décembre 2007, Wana a lancé Bayn en février 2007, son mobile en juillet 2008 et son offre internet 3G en janvier 2008. Cela veut dire  qu’il dispose de quelques atouts
-une base d’infrastructure technologique et une expérience commerciale- pour réussir un bon démarrage de son offre GSM. Une offre qu’il pourra d’ailleurs mieux coupler avec le roaming puisque le choix technologie de la CDMA l’obligeait à changer sa puce CDMA par une puce GSM Vodaphone sur l’Europe, bref là où la CDMA n’est pas déployée. Des responsables confient que les produits GSM seront axés sur le service et l’usage. L’exemple cité est le succès de Bayn «qui a percé par le prix et la transparence» et des petits plus comme le fait de ne pas facturer une demande de solde. Le troisième opérateur fait miroiter quelques bonnes surprises et promet d’être aussi innovateur qu’il l’a été sur la 3G Internet où il revendique 68 % de parts de marché.
Des changements notables sont donc attendus sur le segment du Gsm. Le régulateur qui a mené cette opération estime que l’arrivée d’un troisième opérateur va certainement se traduire par une baisse des prix en plus de l’amélioration de la qualité. Bref, les consommateurs tireront profit de l’introduction de davantage de concurrence.