Les exportations progressent de 29% pour les 11 premiers mois de l’année

Les phosphates et dérivés ont permis d’enrayer les effets de la hausse des prix des produits de base.
Le textile commence à  pà¢tir de l’atonie du marché européen.
Les transferts des MRE en baisse de 1,2%.

En dépit de la forte flambée des produits de base enregistrée au courant de l’année, la balance commerciale, qui donne des inquiétudes aux pouvoirs publics depuis quelques années, ne s’est pas détériorée au terme des onze premiers mois de l’année. Mieux, le taux de couverture s’est redressé d’un point, à 48,6%. Les importations (coût assurance fret) ont en effet progressé de 26,4%, à 299,4 milliards de DH. Les exportations (free on board) sont, dans le même temps, passées de 112,9 milliards de DH à 145,4 milliards, soit une hausse de 29%.
Cette bonne tenue des exportations est à mettre à l’actif des phosphates et dérivées. Ces derniers ont remarquablement profité de la situation favorable qui a prévalu sur le marché international. Les recettes tirées de ces produits ont plus que doublé, atteignant 50,6 milliards de DH contre près de 20 milliards une année plus tôt.
Le chiffre d’affaires réalisé sur les autres familles de produits ne s’est apprécié, en revanche, que de 2%. Cette croissance molle est expliquée par les difficultés du textile qui pâtit de l’atonie de la demande dans les pays européens. Les ventes de vêtements confectionnés ont fléchi de 6% (-1,2 milliard de DH). La bonneterie a, quant à elle, essuyé un recul de 15,4% (-1,1 milliard de DH).

Le taux de couverture de la balance des biens et services chute à 72,7%
En somme, les phosphates ont permis de neutraliser les effets négatifs de la hausse des prix du pétrole dont les importations ont totalisé 30 milliards de DH en onze mois, soit une progression de 31,6%.
Cependant, presque tous les types de marchandises (alimentaires, produits chimiques, machines…) ont contribué à la hausse des importations, dont le montant a, dans une certaine mesure, été majoré par un euro trop fort par rapport au dirham.
Pour les services, une nette dégradation du solde est observée. De 40,6 milliards de DH, les importations ont été portées à 43,6 milliards, soit une appréciation de 7,5%. La demande étrangère s’est quant à elle stabilisée à 91 milliards de DH ; le bon exercice des centres d’appel (+21%) a été effacé par le léger recul des recettes de voyages qui s’élèvent à 52,2 milliards de DH au lieu de 53,7 milliards en 2007. Pourtant, les étrangers sont toujours plus nombreux à visiter le Maroc.
En définitive, pour la balance des biens et services, le taux de couverture s’est déprécié d’un peu plus de 6 points, passant de 79,3% à 72,7%. Par ailleurs, la crise internationale se fait sentir sur les transferts MRE qui ont fléchi de 1,2%.