Les exportations du textile-habillement en recul de 1% à  fin mai

Les méventes en Europe et le retard dans la mise en place des collections printemps-été expliquent ce surplace. La constitution d’écosystèmes et l’accord de financement signé avec la BCP rétablissent la confiance.

Les exportations du textile et de l’habillement ont stagné sur les cinq premiers mois de l’année. Les statistiques récentes publiées par l’Office des changes révèlent une légère baisse de 1% à fin mai 2015 par rapport à la même période de l’année dernière, à 12 milliards de DH.

Si la filière bonneterie a stagné, maintenant ses exportations à 3 milliards de DH, la confection, quant à elle, a régressé de 1,3%, à 9 milliards de DH. Pour les exportateurs, deux facteurs expliquent cette contre-performance : d’une part, la faiblesse des commandes réassort en raison de la mévente des articles de textile et de l’habillement sur le marché européen.

Les industriels cherchent toujours à réduire le poids de la sous-traitance

Et, d’autre part, le retard dans la mise en place des collections printemps-été en raison de la persistance du froid.

En dépit de ces impondérables, les industriels restent confiants et prévoient même de terminer l’année 2015 sur une bonne note.

Cet optimisme est conforté par la mise en place des écosystèmes prévus pour améliorer la compétitivité du secteur sur les marchés étrangers. Les trois écosystèmes (denim, fast fashion et distribution des marques locales) lancés en avril dernier ont été bien appréciés par les opérateurs. Et plus récemment, l’accord signé, le 12 juin, avec la Banque Populaire est un signal encourageant pour les industriels. Comportant des mesures très attendues par le secteur (financement des prestations à grande valeur ajoutée, l’avance sur le crédit de TVA, le financement en relais sur les subventions, etc.), cet accord constituera un tournant décisif pour le secteur, étant entendu qu’il a pour objet le développement des exportations, l’encouragement de la création des PTE et PME et l’augmentation des emplois. Soit une réorganisation et une dynamisation de l’activité textile qui, il faut le reconnaître, est restée concentrée sur la production d’articles basiques dans le cadre de la sous-traitance. Sur le milliard de pièces produites annuellement par le secteur du textile et de l’habillement, 600 millions sont sous-traitées et 100 millions de pièces seulement relèvent du produit fini.