Les détails des projets de technopoles de Casa et Rabat

Les terrains, de 55 et 75 ha, déjà  identifiés, et les études préliminaires achevées n L’aménagement sera confié à  des développeurs privés.

Rachid Talbi Alami, ministre des Affaires économiques et générales, est décidé à  créer des technopoles dans quelques villes. Bien entendu, l’intérêt s’est d’abord porté sur les villes o๠le besoin est le plus urgent, c’est-à -dire Casablanca et Rabat. «Il ne s’agit pas d’idées mais bien de projets ficelés et en cours de réalisation. La pièce maà®tresse, en dehors du concept, ce sont les terrains et non seulement nous les avons mais toutes les études préliminaires sont achevées et l’aménageur développeur est en phase de pré-lancement des travaux», explique-t-il.

En d’autres termes, l’idée de Rachid Talbi Alami est d’accélérer le processus de création de zones d’excellence en mettant entre les mains d’un développeur un terrain bien situé, à  un prix défiant toute concurrence. L’objectif est de créer des zones de haute technologie, permettant de «valoriser des compétences déjà  existantes et créer une vitrine d’échange et de développement des TIC».

Pour Casablanca, un terrain de 55 ha à  Sidi Maârouf, bien positionné puisque se situant à  proximité de l’ISCAE, des grandes facultés de l’Université Hassan II et du Technoparc. La proximité de l’axe Casablanca-aéroport et du nÅ“ud autoroutier Rabat-Marrakech-El Jadida est un avantage supplémentaire. A Rabat, un site de 75 ha situé à  l’entrée de la ville, entre l’autoroute et l’océan, et jouxtant le quartier Hay Al Fath, est retenu.

Ecoles d’informatique et de technologie, incubateurs et même hôtels sont prévus
Les deux technopoles abriteront une maison des TIC, une salle multimédia, une cité des sciences, des écoles supérieures d’informatique et de technologie, une maison de l’étudiant, des incubateurs, des hôtels, des résidences et, bien entendu, des locaux pour les entreprises. Pour sensibiliser les opérateurs, des réunions d’information ont été tenues avec les organismes exerçant dans les TIC, notamment Maroc Telecom, Meditelecom, Alcatel, l’université Al Akhawayn et le Technoparc de Casablanca. Sur le plan institutionnel, des conventions ont été signées avec la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette, à  Paris, la Fondation Sophia Antipolis et des sociétés privées comme Hewlett Packard-Compaq et Meditelecom.

Au niveau de l’état d’avancement, la technopole de Rabat semble suivre un rythme plus rapide, sachant que les fonds initialement destinés au projet de technopole de Bouznika, aujourd’hui abandonné pour laisser à  la région son cachet touristique, lui sont revenus. Les investissements prévus pour les infrastructures hors site et in site sont de l’ordre de 90 MDH et le prix du terrain est fixé à  15 MDH, soit 20 DH/m2. Le projet bénéficie d’une subvention de 90 MDH. Pour Casablanca, le coût global est estimé à  214 MDH, répartis entre le foncier (17 millions), les infrastructures hors site (27 millions) et l’in site (170 millions). La subvention minimale prévue par l’Etat est de 50 MDH.