Les constructeurs automobiles asiatiques très intéressés par la plateforme Maroc

Les négociations sont en cours pour le montage d’une unité CKD devant produire de 50 000 à  100 000 véhicules par an. Deux constructeurs vont procéder à  des extensions de leur sourcing, ce qui générera un additionnel de chiffre d’affaires de 900 MDH.

Le dynamisme des opérateurs du secteur automobile ne s’estompe pas. Après avoir signé 5 contrats de performance destinés à accompagner le déploiement des écosystèmes automobiles, les responsables de l’Association marocaine pour les industries et le commerce automobile (Amica) ont présenté les opportunités et les perspectives de leur secteur à plusieurs constructeurs asiatiques en marge de leur participation au forum sino-marocain tenu en Chine. «Ces derniers ont manifesté leur intérêt à délocaliser leur production vers la plateforme Maroc qui ne cesse de gagner en compétitivité», rapporte Hakim Abdelmoumen, président de l’Amica. Pour l’assemblage local, les négociations sont en cours pour le montage d’une unité CKD devant  produire de 50 000 à 100 000 véhicules par an. En ce qui concerne le sourcing local, deux constructeurs vont procéder à des extensions de leur sourcing. Ainsi, le premier va passer de 300 millions d’euros à 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et le second de 200 à 400 millions d’euros après extension. «Ces différents projets visent la restructuration du secteur en écosystèmes performants pour créer de la valeur ajoutée, développer l’intégration locale et ainsi attirer d’autres investisseurs», souligne M. Abdelmoumen. A ce titre, pour les équipementiers, quatre écosystèmes viennent d’être mis en place. Ils concernent le câblage automobile, l’intérieur véhicule&sièges, le métal/emboutissage et les batteries automobiles. Une deuxième catégorie d’écosystèmes est prévue pour les constructeurs automobiles avec comme ambition de fédérer des groupes d’entreprises autour de leaders du secteur qui joueront le rôle de locomotives et favoriseront la démultiplication de l’investissement et la montée en valeur dans les filières.

Au terme de l’échéance du Plan d’accélération industrielle, soit en 2020, les opérateurs veulent multiplier par 2,5 leurs exportations pour les porter à 77 milliards de DH, augmenter le taux d’intégration locale de 21 points en le faisant passer de 45% à 66%, et créer plus de 56 000 nouveaux emplois. Un accent particulier est mis sur le développement du tissu de la sous-traitance: 150 sites avec 85000 emplois. Par métier, le câblage électrique représentera 40 sites et 50000 emplois, les coiffes et sièges seront étalés sur 20 sites (10000 emplois), l’injection et soufflage plastique sur 15sites (1 500 emplois), l’emboutissage sera exercé dans sept sites avec 1000 emplois, l’habillage intérieur sur 10 sites (1 500 emplois), le vitrage et système de sécurité lighting et climatisation sur 10 sites (3000 emplois) et l’étanchéité héritera de 4 sites pourvoyeurs de 1000 emplois.
Pour rappel, treize conventions d’investissement ont été signées lors des Automotive meetings de Tanger. D’un montant global de 1,4 milliard, elles permettront la création de 5 400 premiers emplois.