Les compétences marocaines d’Allemagne : Questions à Karim Zidane, Président du Réseau des compétences germano-marocaines

«Nous avons soumis une vingtaine de projets au ministère de tutelle».

 La Vie éco : Que représente le groupement de compétences germano-marocaines que vous présidez ?

Le réseau DMK est un groupement de 1 400 compétences de haut calibre exerçant dans tous les domaines d’activité en Allemagne. En plus des membres du réseau, 150 membres composent l’association. A la différence des premiers, ces derniers s’acquittent de droits annuels et ont le droit de vote.

Après les deux premières éditions, quel est l’objectif que vous fixez pour ce 3e forum ?

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une démarche entamée depuis 2011 avec le forum de Fès qui a eu pour objectif de retisser les liens et jeter les ponts avec le pays d’origine et avec les officiels. En 2016, le 2e forum était une occasion pour la consolidation de la confiance. Aujourd’hui, l’heure est au travail. Nous sommes passés à l’opérationnel et à l’action grâce à la mise en œuvre des projets. Dans le prochain forum, nous allons faire le suivi et le contrôle des réalisations pour voir si cet effort a été fructueux. Dans le réseau, les compétences sont conscientes que nous avons mis beaucoup de temps loin de notre pays : l’accomplissement de soi se fait souvent chez soi, dans sa mère patrie.

 En quoi consistent ces projets que vous allez repérer et que vous comptez bientôt concrétiser ?

Ce sont exactement 20 projets que nous avons soumis au ministre des affaires de la migration. Ils se ventilent entre des projets d’investissement, transfert de savoir-faire et des projets pour accompagner le développement éducatif, social et associatif et qui s’inspirent du modèle allemand qui a une longueur d’avance dans ces domaines. Pour l’investissement pur, nous comptons une dizaine de projets.