Les bénéfices réinvestis des entreprises étrangères baissent depuis 2010

Le montant des bénéfices réinvestis en 2014 rebondit de 13%, mais le mouvement général est à  la baisse. En parallèle, les transferts de dividendes sont en hausse quasi constante depuis 2007.

Après le pic de 2010 avec 5,5 milliards de DH, les bénéfices réinvestis des sociétés étrangères opérant au Maroc diminuent chaque année pour s’établir à 3,5 milliards de DH en 2014. Ce montant représente une hausse de 13% par rapport à 2013, mais une baisse de 36,4% par rapport à 2010 (voir graphe).

 La raison principale de ce recul des bénéfices réinvestis semble liée directement à la hausse des dividendes transférés vers les sociétés mères. En 2014, par exemple, le montant des transferts de dividendes s’élève à 14,7 milliards de DH, contre 8,7 milliards de DH en 2010. C’est à peu de choses près (14,6 milliards) le même montant qui a été transféré en 2012. En 2013, les dividendes transférés ont baissé à 7 milliards, et c’est à peu près la seule année, depuis 2007, où l’on observe une diminution dans le mouvement des transferts. Dans ces conditions, le volume des bénéfices réinvestis ne peut que rétrécir. Mais tout est relatif.

Il faut s’attendre à un accroissement continu du volume des dividendes transférés

Auparavant, ceux-ci n’atteignaient même pas le milliard de DH : 450 millions de DH en 2008, 940 millions de DH en 2007, à titre d’exemple.

Quoi qu’il en soit, l’augmentation des revenus des investissements directs étrangers, qu’ils soient réinvestis ou transférés sous forme de dividendes, illustre non seulement l’importance du stock des investissements directs étrangers au Maroc, mais également la bonne santé des sociétés concernées (considérées de façon globale). Selon l’Office des changes en effet, l’encours des investissements directs étrangers au Maroc s’élève, à fin 2014, à 467,2 milliards de DH. C’est énorme lorsqu’on met ce montant face à celui des investissements directs du Maroc à l’étranger : 37,9 milliards de DH. Il en résulte, à ce titre, un déficit de la position financière extérieure globale du Maroc de 429,25 milliards de DH à la même date. Moyennant quoi, la hausse du niveau des dividendes paraît normale, sachant que le réinvestissement d’une partie des bénéfices ne peut pas suivre un trend haussier indéfini.

Avec un tel stock d’investissements directs étrangers – et qui est sans doute appelé à augmenter vu que le Maroc est parmi les premiers récipiendaires d’IDE en Afrique – il faut s’attendre à un accroissement continu du volume des dividendes transférés n S.A.