Le transbordement maintient le trafic portuaire en hausse

L’activité globale a progressé de 9.5% à  fin mai, grà¢ce à  un bond de 63% du transbordement. Le trafic national qui concentre près des deux tiers du volume a légèrement fléchi. Les principaux ports gérés par l’Agence nationale des ports sont touchés.

Quelque peu perturbée par les problèmes qu’a connus le port de Tanger Med en 2012, l’activité portuaire reprend sa physionomie classique durant les premiers mois de l’année en cours. A fin mai 2013, en effet, le trafic global, c’est-à-dire y compris l’activité de transbordement, s’est apprécié de 9,5% par rapport à la même période de 2012, passant ainsi de 37,81 millions de tonnes à 41,42 millions de tonnes. Le trafic national, constituant 77% du volume traité, est en très légère baisse, passant de 31,88 millions de tonnes à 31,76 millions d’une année à l’autre. Cette quasi-stagnation découle d’un recul des importations de 1,9%, à 19,98 millions de tonnes, et d’une progression des exportations de 2,3%, à 11,77 millions de tonnes. La nette augmentation de l’activité portuaire globale tient donc au transbordement, essentiellement effectué à Tanger Med, qui s’est apprécié de 62,8%, à 9,66 millions de tonnes. Ce port du nord affiche donc une belle vitalité au moment où ceux qui sont gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) pâtissent du tassement des échanges extérieurs. Dans ces ports, le trafic national a fléchi de 5,1%, à 27,91 millions de tonnes. Cela est exclusivement dû à la baisse de l’activité import de 8,9%. Sur les 11 ports, 7 affichent des chiffres en recul. Casablanca, qui traite un peu plus du tiers du volume, a perdu 9,4% (-11,5% à l’import et -9,4% à l’export).

Les principaux produits importés et exportés ont régressé

Le deuxième, Jorf Lasfar, est sur la même trajectoire, mais à un rythme beaucoup moins soutenu. Le repli y est de 1,8%, à 7,2 millions de tonnes, en raison d’une chute des importations de 7% tandis que l’export progresse de 10,6%. Idem pour Mohammédia qui accuse un repli de 6,5%, à 4,4 millions de tonnes. A Safi, le volume est tombé de 4,8%, à 2,4 millions de tonnes. C’est plus au sud de cette ville que les ports de l’ANP ont été les plus animés.

Agadir et Laâyoune, qui dépassent chacun 1 million de tonnes, ont affiché des hausses de 16,8% et 14,1%. Dakhla présente également une activité en augmentation, contrairement à Tan Tan qui perd 17,4% de son volume à fin mai. Avec 24,7% de baisse, Nador est sans doute le moins bien loti, à l’exception de Kénitra qui voit son trafic fondre régulièrement.

Dans ce trafic global des ports gérés par l’ANP (hors Tanger Med), les marchandises en vrac solide (phosphates, céréales, engrais…) représentent 51,6% du total, le vrac liquide (hydrocarbures, huiles végétales…) 28%, les conteneurs 13% et les marchandises diverses 7,4%.

Les trois premiers groupes de produits ont chuté respectivement de 7,1%, 4% et 4%. Eu égard à la bonne production céréalière, les importations ont été drastiquement réduites. Celles de charbon et de coke se sont aussi contractées (-6,1%), tout comme les exportations d’engrais (-20,2%).

Les hydrocarbures sont aussi en chute de 8,4% (-9,4% à l’import et -1,6% à l’export).

L’augmentation des marchandises divers découle, quant à elle, des importations de produits sidérurgiques en hausse de 9%, uniquement du fait des importations qui ont augmenté de 12,3%, à 770 017 tonnes ; les exportations ont décru de 25%, à 50 000 tonnes. Les deux autres produits, bois et agrumes, sont en forte baisse.