Le social jugé non rentable sur Casa

Les grands groupes de l’habitat social, spécialisés auparavant uniquement sur Casablanca, sont en train de lorgner d’autres villes.

Les grands groupes de l’habitat social, spécialisés auparavant uniquement sur Casablanca, sont en train de lorgner d’autres villes, notamment Agadir, dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) de l’ex-SNEC, qui a été lancé en mai 2004. Amal Benani, fondée de pouvoir du groupe immobilier El Fal, explique ce nouveau virage par le fait que le logement social est devenu pratiquement impossible à réaliser dans la métropole. La cause, l’incidence du coût du terrain sur les prix des appartements, suite aux modifications des règles de construction par l’Agence urbaine de Casablanca (AUC). Si, auparavant, une densité de 300 appartements à l’hectare était permise, l’AUC n’en accepte plus que 150 actuellement.
Selon Mme Benani, pour 2 hectares acquis entre 1000 et 1 200 DH le m2, l’incidence du coût du terrain sur le prix d’un logement, pour un programme «acceptable» de 250 logements à l’hectare, est de 48 000 DH, alors qu’il atteint
100 000 DH pour un programme de 150 logements par hectare. «Il est alors difficile de commercialiser l’appartement à 200 000 DH», conclut-elle