Le ministère du Tourisme réagit

Suite à  l’article sur la libéralisation du transport aérien paru dans votre édition du 22 octobre 2004, nous souhaitons apporter des rectifications et des réponses aux points suivants

Suite à l’article sur la libéralisation du transport aérien paru dans votre édition du 22 octobre 2004, nous souhaitons apporter des rectifications et des réponses aux points suivants :
1- Vous avez cité un «opérateur anonyme» qui parle de «subvention du ministère du Tourisme» ; et votre journaliste ajoute plus loin que, pour le cas de Corsair, «en contrepartie de cet engagement d’activité pris sur le Maroc, le ministère du Tourisme, par le biais de l’ONMT, s’était engagé en juillet 2003 à lui verser la somme de 5 MDH pour l’accompagner dans sa campagne de promotion sur le Maroc».
Le ministère du Tourisme dément formellement cette information. Aucun contrat n’est signé (…) avec aucune compagnie aérienne, y compris Corsair.
L’ONMT se contente exclusivement de signer des contrats avec des tour-opérateurs incitant à la vente de voyages à des touristes par ces tour-opérateurs, qui sont en réalité des agences de voyages grossistes. Cette politique de l’ONMT n’est pas nouvelle.
Aucune subvention n’est donc accordée à ces tour-opérateurs, les contrats conclus prévoyant un plan marketing (publicité, actions promotionnelles) dont les dépenses sont partagées.
Ceci revient à contraindre le tour-opérateur à allouer un budget de dépenses promotionnelles en faveur du Maroc, en plus du budget alloué par l’ONMT.
2- Votre journaliste ainsi que «l’opérateur anonyme» expliquent clairement que le gouvernement est naïf et dupe puisqu’en réalité les compagnies aériennes entrant dans le ciel marocain ne font que transférer des fréquences charters vers un service régulier. De même, ces compagnies ne desserviraient, selon le journaliste et «l’opérateur anonyme», que des routes existantes. Cette information est inexacte, les données chiffrées la contredisant tant en : nombre de fréquences sur les marchés touristiques prioritaires ; nombre de sièges aériens offerts ; et nombre de lignes nouvelles créées.
Le ministère de l’Equipement et des Transports tient ces données à la disposition de chacun. Seul l’accroissement significatif de l’offre aérienne résultant de la libéralisation du ciel permettra, en 2004, d’accueillir près de 800 000 touristes supplémentaires.
C’est un chiffre significatif, que nous n’aurions jamais réalisé en une année, sans supprimer le verrou aérien qui caractérisait notre pays.
3- La Fédération nationale du tourisme, ainsi que sa commission transports ont longuement étudié la libéralisation du ciel effectuée par le gouvernement. La plupart de leurs interrogations ont trouvé réponse et la rencontre s’est terminée sur un satisfecit global.
Nous invitons donc «l’opérateur anonyme» à se rapprocher de la fédération qui le représente auprès des autorités publiques pour mieux s’informer des réalités et des données quantitatives, chiffrées, de la réforme et de ses tout premiers effets…

Réponse de la Rédaction :
1- Financer l’action promotionnelle d’un tour-opérateur est perçu par le marché comme une subvention.
2- Nous aurions aimé pouvoir disposer de la répartition des 800 000 sièges supplémentaires entre les nouvelles compagnies et celles qui opéraient au Maroc avant la libéralisation du ciel