Le Maroc et l’Allemagne veulent doubler le volume de leurs échanges

Les opportunités de coopération entre les deux pays ne sont pas suffisamment exploitées. Le patronat suggère l’harmonisation des normes de travail avec l’Allemagne.

«Doubler le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Allemagne», c’est le message clé véhiculé lors de la 2e édition de la Commission économique mixte maroco-allemande, co-présidée par Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, et Uwe Beckmeyer, secrétaire d’État parlementaire du ministère fédéral de l’économie et de la technologie.
L’édition de cette année, organisée par l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI), mardi 30 septembre, sous le thème «Pour une compétitivité partagée», a été l’occasion pour la partie marocaine pour inviter le maximum de chefs d’entreprises allemands à s’implanter au Maroc.

Le Maroc, une porte pour l’Afrique

En effet, «l’Allemagne, première puissance économique européenne, constitue une brique importante dans le processus de diversification des sources des IDE entamée par le Maroc. Car, aujourd’hui, le potentiel est loin d’être suffisamment exploité», a souligné M. Elalamy. Une nette hausse des échanges est possible.
Pour Christoph Kannengieber, directeur général de l’Association des entreprises germano-africaines, «cela devrait se faire dans les 5 ans à venir, au plus tard». D’ailleurs, le Maroc dispose des atouts nécessaires pour y arriver. Uwe Beckmeyer s’est dit «surpris par la dynamique économique que connaît la ville de Casablanca en particulier et le Maroc en général». Quelque 200 entreprises allemandes sont implantées au Maroc depuis plusieurs années et font partie intégrante du paysage entrepreneurial marocain. «Ces entrepreneurs voient le Maroc comme un pôle de stabilité dans un environnement de crise», a rappelé Uwe Beckmeyer. Si le Maroc constitue une porte sur l’Afrique, il est également un tremplin pour atteindre les pays du Maghreb. «Le marché potentiel au Maghreb est de 100 millions d’habitants», a rappelé Meriem Bensalah Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Elle a ajouté que pour s’attaquer à ce marché, «il faut harmoniser les normes de travail avec nos homologues allemands afin de faire du Maroc une terre de cohabitation dans ce sens». Aux yeux de Christoph Kannengieber, ce n’est que de cette manière que «l’échange et la libre circulation des biens deviendront alors une réalité».