Le groupe Kabbaj remonte 11 MDH

Le capital a été réduit de 40 à  26 MDH pour absorber les pertes et rembourser les associés.

L’immobilier intéresse de plus en plus les industriels marocains. Cette fois-ci, c’est le groupe Soft (appartenant à  la famille Kabbaj), l’un des plus anciens opérateurs locaux de textile, qui vient de réallouer quelque 11 MDH de son activité traditionnelle au financement de ses ambitieux projets de promotion immobilière dans la ville de Casablanca.

Un projet de complexe résidentiel haut de gamme sur la corniche casablancaise
L’opération a concerné la filature Tefil, spécialisée dans le moulinage et la texturation de fils en polyester, dont le capital a été réduit de 40 MDH à  26,13 MDH. Sur les 138600 actions annulées, 28600 titres (2,86 MDH) l’ont été pour l’absorption des pertes cumulées antérieures et 110000 (11 MDH) pour le remboursement des associés.

Il faut dire qu’à  l’instar de ses concurrents, cette filiale a vu sa marge bénéficiaire fortement laminée entre 2003 et 2005 avec un résultat d’exploitation qui a fondu de 6,9 MDH à  -100 000 DH, ce qui n’a pas pour autant érodé significativement ses excédents de fonds propres aujourd’hui redimensionnés. Et grâce à  un repositionnement sur le haut de gamme ponctué par l’obtention récente de la première certification Iso 9002 dans le secteur du textile au Maroc (après l’Iso 9001 en 2004), Tefil, qui emploie plus de 100 employés, entrevoit désormais l’avenir sous de meilleurs auspices.

Rappelons que le groupe Kabbaj s’appuie sur une douzaine d’unités qui revendiquent un chiffre d’affaires global de 300 millions de DH. Ses principaux créneaux sont la filature, avec 8 000 tonnes par an, la bonneterie, qui assure annuellement deux millions de pièces destinées exclusivement à  l’export, et la production de châles, foulards et djallabas notamment dans les ateliers de Simtiss qui fournissent 5000 pièces par jour à  l’export.

Depuis quelques mois, le groupe s’est lancé dans un projet de complexe résidentiel haut de gamme sur la corniche casablancaise. Une diversification nécessitant des financements importants mais qui n’empêche pas le groupe d’envisager un fort développement de son métier historique, le textile, comme en témoigne l’objectif de doubler la production de bonneterie à  l’horizon 2009.