Le groupe Jarquil grossit les rangs des entreprises de BTP espagnoles installées au Maroc

Dénommée Société générale de construction Jarquil Maroc, sa filiale est logée à  Rabat. Jarquil a déjà  travaillé pour l’ONEP et vient de signer des contrats de construction.

La vague des entreprises espagnoles de bâtiment et travaux publics qui franchissent le détroit pour s’implanter au Maroc ne faiblit pas. Le dernier opérateur en date est le groupe Jarquil qui vient de créer une filiale basée à Rabat pour consolider sa présence au Maroc entamée en 2009 à travers des projets d’ingénierie menés de façon sporadique pour le compte de l’Office national de l’eau potable (ONEP), notamment dans les régions de Nador et d’Essaouira.

Cette fois-ci, Société générale de construction Jarquil Maroc (SGCJM), dont le capital de démarrage est de 2 MDH, s’attaquera aux autres activités de sa maison mère basée à Alméria (en Andalousie, au sud de l’Espagne), notamment le bâtiment. Sur ce créneau, la toute nouvelle filiale n’aura pas à chômer avec deux commandes déjà obtenues pour la construction de deux écoles à Tanger dont la livraison est prévue pour 2013. Elle a par ailleurs décroché un autre projet d’envergure de construction d’un centre de traitement des eaux usées des quartiers résidentiels de la même ville.

C’est dire que le groupe Jarquil, dont le chiffre d’affaires avait baissé de 15% en 2011 pour se situer à 106,3 millions d’euros (près de 1,2 milliard de DH), et ce, au même titre que la quasi-totalité de ses concurrents andalous, compte bien trouver dans cette première expérience à l’international le moyen de maintenir son niveau d’activité, voire un relais de croissance.

Un relais de croissance qui constitue un objectif commun des opérateurs de BTP espagnols au Maroc. Rien qu’au cours des deux dernières années, le Maroc a vu le déferlement de plusieurs opérateurs de BTP et d’ingénierie ibériques de différentes tailles dont les plus connues sont Copisa Constructura (qui vient de gagner le marché de l’élargissement du périphérique de Casablanca), Ecisa, Tabique SGPS, BSA Proyecta, Cido Consult, Grupo Mecanotubo, Eurogeotecnica (partenaire du LPEE marocain) et Fluelec Eigra. Une situation qui fait monter au créneau la Fédération nationale du bâtiment et travaux publics (FNBTP) et la Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie (FMCI) qui revendiquent une clause systématique de préférence nationale dans les marchés publics (le nouveau projet de décret sur les marchés publics a répondu à leurs vœux) et rappellent qu’à cause de barrières multiples non tarifaires, le marché européen est, lui, par contre, presque totalement fermé aux opérateurs marocains.