Le français SFC se désengage du casino Le Mirage d’Agadir

Il a vendu sa participation de 83% à  Frameliris, une société française spécialisée dans la gestion de fonds.
Le montant de la transaction est de 18 MDH, dont 16,5 millions au titre du rachat du compte courant associé.

Après deux tentatives infructueuses, Société française de casinos (SFC) s’est finalement désengagée du Maroc à travers la cession de sa participation de 83% dans le capital de Société du Casino Le Mirage (SCLM) qui n’est autre que le gestionnaire du casino éponyme d’Agadir et qui cumule les pertes depuis plusieurs années, et ce, bien avant le déclenchement de la crise financière internationale. Cette opération fait partie d’un programme de révision du périmètre d’activités de SFC qui ne gère plus que trois casinos, en l’occurrence Gruissan, Châtel-Guyon et Port la Nouvelle, tous situés dans l’Hexagone. Il faut dire que cette entité, dont le cours a été malmené à la Bourse de Paris au cours des dernières années (capitalisation de 8,84 millions d’euros au 19 octobre 2010 contre 34 millions d’euros trois ans auparavant), est en proie à de sérieuses difficultés financières ayant culminé l’été dernier en une mise en redressement judiciaire.

Une moins-value conséquente de 38 MDH

Le repreneur, Frameliris, société spécialisée dans la gestion de fonds, n’a eu finalement à débourser pour cette acquisition que 1,6 million d’euros (près 18 MDH) dont 1,5 million (16,5 MDH) au titre du rachat du compte courant associé et 100 000 euros (1,1 MDH) à peine pour le bloc de contrôle (2 500 actions). Mais il est fort à parier qu’une injection d’argent frais sera nécessaire pour rénover les lieux et relancer la fréquentation du casino dont le chiffre d’affaires ne dépasse guère les 20 MDH (contre plus de 200 MDH pour le casino de La Mamounia à Marrakech) et qui, avec près de 90 machines, se situe pourtant au deuxième rang des casinos de la ville derrière le Shems. Quant au cédant, il essuie, certes, une moins-value conséquente de 3,47 millions d’euros (38 MDH), mais il peut toujours se consoler par les arrhes de 1,2 million d’euros (13,2 MDH) non restitués à Atlantis, filiale du groupe Somed, propriétaire de l’hôtel Almohades Casablanca dont la gestion est confiée à la chaîne Ramada, qui fut en lice pour reprendre le casino en question et avec qui les pourparlers avaient été rompus en 2009 pour non-respect des termes et modalités du paiement. Ces arrhes ont été ainsi comptabilisées par SFC en résultat exceptionnel au titre de l’exercice 2009.