Le fabricant de jus espagnol Juver recapitalise sa filiale marocaine

Le capital est porté de 100 000 DH à  6.6 millions. Outre Juver, la société espagnole distribue la marque Disfruta au Maroc.

Le fabricant espagnol de jus, Juver Alimentation S.L.U, recapitalise sa filiale marocaine. Ce groupe agroalimentaire basé à Murcia (sud-est de l’Espagne) vient de porter le capital de Juver Maroc à 6,6 MDH contre 0,1 million auparavant. Ce renflouement vient à point nommé pour doter la filiale marocaine d’une bonne assise financière alors que ses ventes sont en pleine croissance, notamment dans la grande distribution, un canal assez générateur en besoin de fonds de roulement.

Juver Alimentation S.L.U est connue pour ses marques phares Disfruta et Juver. En Espagne, cet opérateur fait partie des leaders du jus de fruits, notamment dans le créneau des jus et de nectars sans sucre où il occupe la première place grâce à un imposant effort de diversification et d’innovation consenti au cours des dernières années.

Juver est un des principaux fournisseurs de jus importé au Maroc

Installée directement au Maroc depuis 2009 -année de création de Juver Maroc-, la société espagnole, son compatriote Don Simon -qui dispose d’une unité de fabrication à Tanger- et le portugais Compal fournissent l’essentiel des produits importés, qui constituent 30% du marché. L’autre partie, à savoir près de 70% des ventes, est dominée par une poignée d’industriels locaux incarnés dans Citruma (marques Marrakech et Agadir), Coca Cola export Co (Miami), Moroccan Food Processing (Boustane), Copag (Nectary et Mon jus) et AgroJuice Processing (Valencia).

Malgré la forte progression qu’il enregistre depuis une décennie, le marché du jus de fruits au Maroc demeure encore assez limité avec une consommation annuelle par habitant d’un peu plus de trois litres alors que les pays européens sont, eux, à des niveaux entre 30 et 45 litres (France, Espagne et Allemagne). Plus près de chez nous, des pays comme la Tunisie ou la Libye affichent un niveau de consommation supérieur à 7 litres/habitant/an. C’est dire que le marché local présente encore un fort potentiel de croissance.