L’ANRT fixe de nouvelles règles pour les opérations promotionnelles

Toute offre doit être soumise à l’agence au moins trois jours avant sa date de lancement.
L’intervalle entre les promotions ne doit pas être inférieur à deux
semaines.

La guerre fait rage dans le secteur des télécommunications. Pour gagner des parts de marché ou consolider leurs positions, les opérateurs lancent des offres promotionnelles à longueur d’année. Les offres sont si nombreuses – et souvent confuses – que le client a du mal à s’y retrouver. Primo, très peu de consommateurs sont en mesure de comparer les avantages et inconvénients avant de prendre une décision. Secundo, les offres promotionnelles, notamment celles ayant trait aux recharges doubles, sont devenues si fréquentes que l’on a l’impression que le prix réel des communications est la moitié de celui qu’on laisse entendre au client. L’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a donc décidé de mettre fin à cette braderie et, le 11 septembre dernier, elle a précisé les règles régissant désormais les conditions des promotions.

Les opérateurs ont bien accepté la clarification des règles du jeu
Ainsi, l’ANRT s’octroie la primeur du contenu de l’offre, trois jours au moins avant la date de lancement prévue. Ce délai lui laisse le temps d’examiner et éventuellement de s’opposer ou de modifier les termes des projets de promotion qui lui sont soumis. Elle exige également et veille à la clarté la plus totale dans les publicités accompagnant les offres promotionnelles. L’autre aspect concerné par la décision de l’ANRT : la durée des campagnes. Pour un service qui vient d’être lancé, la promotion ne doit pas dépasser 15 jours, période renouvelable, mais qui ne doit pas excéder trois mois au total, sur accord préalable de l’agence.

Pour ce qui est des recharges relatives aux services téléphoniques ou à internet, l’intervalle entre les promotions ne doit pas être inférieur à deux semaines, sauf dérogation accordée par l’ANRT.
Par cette décision que certains jugent tardive eu égard à la surenchère des différents opérateurs, l’ANRT ne fait que remplir l’un de ses rôles de régulation des télécoms. Le marché doit en effet remplir toutes les conditions d’une concurrence saine mais stimulante et au bénéfice du consommateur. La présence de plusieurs opérateurs de taille différente impose donc une vigilance accrue, pour sauvegarder les intérêts des uns et des autres. L’ANRT, qui avait recueilli des éloges internationaux lors de la libéralisation du secteur, se doit de relever le challenge de la transparence et de l’égalité entre petits et grands opérateurs, dans les télécoms en général et pas seulement la téléphonie. Du côté des opérateurs, la clarification des règles du jeu a été bien acceptée parce qu’il s’agit d’une question d’adaptation ne remettant pas en cause leur démarche marketing.