L’Anapec planche sur une grille tarifaire pour les cabinets de recrutement

C’est l’un des chantiers ouverts pour la mise en place de la politique de l’emploi.
Relookage des agences, communication, nouveau manuel des procédures…
du changement en vue.

L’Anapec (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences), appelée à devenir l’organe de mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’emploi, réussira-t-elle à se débarrasser de la mauvaise image qui entache sa réputation depuis l’affaire Annajat ? Les réformes engagées par la nouvelle direction incitent à l’optimisme, même si l’opinion publique aura du mal à changer le regard qu’elle porte sur cet organe. C’est sans doute pour cela que, dès le lendemain des assises de l’emploi tenues il y a trois semaines à Skhirat, la nouvelle direction s’attelle à réorganiser l’agence en interne, tout en plantant le décor avec les partenaires, notamment cabinets privés d’intermédiation, organismes de formation, et les quatre commissions de travail issues des assises. Objectif : être prêt à mettre en pratique la politique de l’emploi dès début 2006.
En interne, même si le nouveau directeur, Hafed Kamal, est très discret sur les actions de restructuration, reconnaissant tout juste que les agences actuelles ne sont «pas aux normes» en termes d’espaces emploi et de «visibilité», l’agence et ses antennes régionales subissent un grand nettoyage. Le siège lui-même, situé dans les locaux de l’OFPPT, devrait être déplacé pour avoir pignon sur rue.

Une base de données de 80 000 CV
Ainsi, selon le DG de l’Anapec, le travail est entrepris dans trois directions : la professionnalisation des ressources humaines par des actions de formation et d’évaluation et leur redéploiement particulièrement au niveau des antennes régionales ; la modernisation matérielle de ces agences et l’élaboration d’une stratégie de communication pour redorer le blason de l’agence et surtout expliquer sa nouvelle stratégie.
Un appel d’offres sera lancé pour l’élaboration d’une nouvelle charte graphique et pour l’aménagement des locaux. En outre, explique Hafed Kamal, «il s’agit d’avoir une approche à la fois vis-à-vis des chercheurs d’emplois et des organismes de formation que sont les écoles et le système éducatif d’une manière générale pour élargir la base de données». Actuellement, l’agence dispose de 80 000 CV, précise le DG avant d’annoncer qu’un manuel de procédures pour la promotion de l’emploi et une grille tarifaire pour l’externalisation des services vers les cabinets privés d’intermédiation verront bientôt le jour. Le budget de cette restructuration est alloué directement par le premier ministère