L’Amip élira son nouveau président le 25 octobre

L’actuel président propose d’adopter le scrutin individuel au lieu du scrutin de liste

Aucun candidat ne
s’est encore déclaré

Incertitude sur la participation
des multinationales aux élections.

C’’est le 25 octobre que se tiendra l’assemblée élective de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (Amip). Pour l’heure, on ignore si Omar Tazi, actuel président du bureau, a l’intention de rempiler ou non. Son entourage précise qu’il est trop tôt pour se prononcer. On note également qu’aucune autre candidature ne s’est encore exprimée, du moins officiellement. Mais on sait que, quinze jours avant l’assemblée élective et comme à l’accoutumée, des tractations auront lieu entre les membres.

Un nouveau mode de scrutin, individuel, pourrait être adopté, alors que, jusqu’ici, le scrutin de liste était de rigueur. Selon des sources bien informées, l’idée a été annoncée par Omar Tazi lui-même mais plusieurs opérateurs semblent déjà s’y opposer.

Autre question qui se pose : la participation aux élections des multinationales ayant un site de production au Maroc. Celles-ci sont membres de l’association, mais ne font pas partie du bureau. Des conflits d’intérêt, notamment concernant la fabrication des génériques, les avaient opposés aux opérateurs nationaux. L’Amip avait même frôlé la scission, et les multinationales avaient, il y a environ quatre années, créé leur propre association : Maroc Innovation et Santé (MIS), une instance qui n’a aucune fonction représentative car il s’agit d’une «association pour la recherche et le développement», dit-on dans le secteur.

Deux priorités : un contrat-programme et les décrets d’application du Code de la pharmacie
Quelle que soit l’issue du vote, le prochain bureau devra, selon l’association, «poursuivre les actions amorcées par l’actuel». Il s’agit essentiellement de deux dossiers : un contrat-programme et l’activation de l’entrée en vigueur du Code de la pharmacie.

Concernant le premier point, l’Amip a demandé au ministère du commerce et de l’industrie la réalisation d’une étude stratégique sur le secteur dans le cadre du plan Emergence. Les conclusions de ce travail serviront de base à l’élaboration d’un contrat-programme. Des réunions ont déjà eu lieu en juin dernier et les deux parties se sont engagées à cofinancer ce travail. Mais il faudra certainement attendre le prochain gouvernement pour relancer les discussions.

Quant à l’entrée en vigueur du Code de la pharmacie, la profession s’inquiète du retard de la publication des décrets d’application. Sur les trois textes prévus, un seul est bouclé et attend de passer en conseil des ministres. Il concerne tous les aspects administratifs, notamment les modalités d’ouverture et d’exploitation des officines et des établissements pharmaceutiques. Les deux autres textes, en cours d’élaboration par la direction du médicament, portent d’une part sur la production, la distribution, la vente et la fixation du prix du médicament, et, de l’autre, sur les modalités d’inspection du secteur de la pharmacie.