L’américain Brookstone Partners crée un nouveau fonds d’investissement dédié aux PME au Maroc

La société de capital risque a déjà  monté un véhicule d’investissement spécialisé dans les énergies renouvelables. Le nouveau fonds dénommé Emerald Fund I vise en priorité l’agro-industrie.

Brookstone Partners compte bien développer ses activités au Maroc. En effet, en seulement deux ans de présence dans le pays, ce capital-risqueur new-yorkais a cumulé les initiatives et élargi son champ d’action. Après avoir été, en février 2012, parmi les premiers opérateurs à obtenir le statut Casa Finance City (CFC) octroyé par le Moroccan Financial Board, et marqué un intérêt pour les énergies renouvelables à travers un fonds thématique infrastructure qui travaille sur plusieurs projets d’énergie éolienne et solaire, Brostone Partners Morocco, la filiale basée à Rabat, vient de créer une nouvelle structure d’investissement, généraliste cette fois-ci et orientée PME.

Du nom d’Emerald Fund I OPCR (Organisme de placement en capital risque), ce véhicule sera doté d’un capital de plusieurs centaines de millions de DH et visera prioritairement le secteur de l’agro-industrie, un des secteurs de prédilection de la maison mère. Conformément à l’accréditation OPCR, le portefeuille d’Emerald FundI devra être constitué d’au moins 50% de titres représentatifs de fonds et de quasi-fonds propres de sociétés non cotées.

Après l’infrastructure et le capital-investissement «classique», le groupe qui revendique 16 ans de métier dans le domaine du private equity compte aussi s’attaquer à l’immobilier commercial qui présente selon les responsables de la filiale marocaine de sérieuses opportunités.

Le groupe veut investir dans l’immobilier commercial

A fin 2011, le Maroc comptait 34 fonds d’investissement dont les derniers- nés étaient IDRAJ et MPEF III lancés respectivement par CFG Group et Maroc Invest. Quant aux actifs sous gestion par les différentes sociétés de capital-risque de la place, ils ont atteint à l’issue du même exercice près de huit milliards de DH, dont près de la moitié sont en phase de désinvestissement. Ce montant, qui représente environ 1% du PIB, situe le Maroc parmi les pays africains les plus dynamiques sur ce registre de financement de l’économie. Il est tout même loin derrière les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui ont des ratios oscillant entre 3% et 5% du PIB.