L’agence de la logistique met les bouchées doubles pour combler les retards du secteur

La structure organisationnelle et les statuts de l’agence sont en train d’être préparés. Plus de 3 000 stagiaires seront formés dans les métiers de la logistique et du transport en 2013. Le foncier nécessaire au développement des zones logistiques régionaux sera mobilisé durant l’année en cours.

Les efforts consentis pour l’émergence d’un secteur logistique performant commencent à donner leurs fruits. Classé au 94e rang mondial en 2007 sur la base de l’indice de performance logistique de la Banque Mondiale (LPI), le Maroc est passé en 2012 au 50e rang, gagnant ainsi 44 places en 5 ans. Il est classé en outre au 17e rang selon l’indice logistique des marchés émergents, gagnant 4 places en une année. Cette évolution résulte de plusieurs facteurs dont le développement des infrastructures de base, notamment terrestres et portuaires, mais elle tient aussi au récent dynamisme du secteur de la grande distribution et de l’ouverture sur l’extérieur.

La volonté des pouvoirs publics de mettre en place une stratégie pour le développement de la compétitivité logistique a été consacrée par la signature d’un contrat programme entre le public et le privé pour la période 2010-2015. Même si l’exécution de cette stratégie a connu quelques tâtonnements, on assiste depuis la création de l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) en juillet 2011, et surtout depuis son démarrage effectif suite à la nomination de son directeur général en novembre 2012, à une activation des projets inscrits dans le contrat programme. L’agence qui a démarré avec une équipe de 14 cadres détachés du ministère de l’équipement et du transport s’est offert les services de deux groupements de bureaux d’études pour l’activation de la stratégie durant l’année 2013. Son plan d’action à court et moyen terme comprend un volet organisationnel pour asseoir la gouvernance et l’exécution de certaines dispositions du contrat programme.

Sur le plan organisationnel, l’agence est en train de se doter d’outils de gestion et de fonctionnement à court et moyen terme, notamment l’élaboration de son organigramme et, en collaboration avec le ministère de l’économie et des finances, du statut du personnel. A court terme, l’AMDL va se pencher sur la mise en place de l’Observatoire marocain de la compétitivité logistique, organe autonome qui devrait être présidé par une personnalité du secteur privé.

Les études techniques pour la route reliant le port
de Casablanca et la zone logistique de Zenata entamées cette année

Toujours à court terme, les chantiers prioritaires pour l’AMDL concernent aussi la préparation des premiers contrats d’application régionaux, notamment en mobilisant le foncier nécessaire au développement des zones logistiques, dès 2013, des régions de Rabat-Kénitra, Tanger-Tétouan, Agadir et Meknès-Fès.

Le planning prévoit l’achèvement de la construction de la deuxième tranche de la plateforme de la Société nationale de transport et de logistique (SNTL) à Zenata et de la première tranche de celle de l’Office national des chemins de fer (ONCF) à Mita-Casablanca, ainsi que le lancement des appels d’offres pour la location du foncier aux opérateurs privés.

En parallèle, il s’agira de préparer certains contrats d’application sectoriels dont en priorité ceux des flux de l’import/export, des produits énergétiques, des matériaux de construction, des produits agricoles et de la distribution interne, le tout soutenu par une politique de formation dans les métiers de la logistique pour renforcer l’offre et la qualité de cette formation en fonction de l’évolution des besoins du marché. Sur ce dernier point, un programme a déjà été mis en place pour 2012-2013 au profit de plus de 3 000 stagiaires dans les métiers du transport et de la logistique.

Par ailleurs, on assistera au cours de l’année 2013 à l’entame des études techniques et du montage financier pour la construction de la partie terrestre de la liaison routière entre le port de Casablanca et la zone logistique de Zenata ainsi que les études de marché et études techniques relatives aux zones logistiques dans différentes régions et en premier lieu celles prévues au niveau du Grand Casablanca, telle la zone d’Ouled Salah destinée au secteur privé.
La stratégie, dont le contrat programme 2010-2015 a fixé les grandes lignes, est donc en train d’être mise en œuvre…