L’aérien commence à voir le bout du tunnel

• Un soutien financier de 6 milliards de dirhams est accordé à RAM.
• Les prix proposés pour ces vols sont très élevés, ce qui est sujet à polémique.
• RAM et Air Arabia ont lancé leurs programmes respectifs de vols spéciaux depuis le 15 juillet.

L’actualité apporte de bonnes nouvelles pour l’aérien. Mardi 14 juillet, le ministre de l’économie et des finances, Mohamed Benchaâboun, a révélé un plan de sauvetage d’un montant de 6 milliards de DH au profit de RAM. L’annonce est tombée à pic. Le 15 juillet est la date annoncée par la compagnie nationale pour le lancement de la commercialisation des vols spéciaux à destination de l’étranger. A ce programme, RAM a choisi tout de suite après d’impliquer le réseau national des agences de voyages afin de pouvoir assurer une meilleure distribution de ces vols. Tous les canaux disponibles des deux opérateurs – RAM et agences de voyages – ont été ainsi mobilisés. Vu le rythme de la reprise, cela semble un peu timide mais symbolique comme coup de pouce aux agences. Parallèlement, Air Arabia Maroc, a également annoncé son programme de vols internationaux spéciaux à partir de la même date. Ce programme de vols comprend jusqu’à présent vingt-trois routes, «auxquelles seront ajoutées d’autres routes par la suite». Les plus grandes destinations européennes, comme Paris, Bruxelles ou Amsterdam sont concernées. Pour la commercialisation, elle a débuté dès le 10 juillet et devra passer par le réseau habituel : site internet, centres d’appel, agences partenaires ou directement à l’aéroport.

Des conditions strictes

Le programme des vols spéciaux a suivi l’ouverture de l’espace aérien et maritime du Maroc, «sous des conditions très strictes». Cette ouverture ne concerne pour autant qu’un nombre précis de destinations, desservies en temps normal par RAM. Néanmoins, cela ne devra pas se faire sans conditions et les passagers non éligibles sont écartés logiquement. Par-dessus tout, les voyageurs à destination du Maroc sont obligés de passer un test sérologique (PCR) et d’en présenter les résultats à l’enregistrement. Les voyageurs empruntant les vols au départ du Maroc sont exempts de ce test, mais ils sont tenus de se conformer aux dispositions sanitaires exigées par les pays de leur destination finale. Les enfants âgés de moins de 11 ans sont également dispensés de cette condition.
Les vols à destination du Maroc seront disponibles aux citoyens marocains (touristes nationaux bloqués à l’étranger, étudiants ou résidents à l’étranger) ainsi qu’aux citoyens d’autres nationalités résidant sur le territoire national. Inversement, la même catégorie de voyageurs pourra se rendre à l’étranger sans autorisation préalable. En revanche, «les étudiants nouvellement admis aux universités étrangères, les hommes d’affaires et les voyageurs devant se rendre à l’extérieur du pays pour des raisons médicales, au même titre que les étrangers résidant au Maroc, tous doivent disposer d’une autorisation exceptionnelle». Il va sans dire que toutes ces catégories de voyageurs sont tenues de respecter les mesures sanitaires en vigueur.

Le domestique sur le devant de la scène

C’est sans aucun doute une bouffée d’oxygène pour le tourisme national de manière générale. Pour l’aérien, les vols domestiques ont repris le 25 juin. C’est le ministère du tourisme qui avait autorisé le déplacement par voie aérienne à l’intérieur du Royaume.
Les premiers vols opérés ont relié Casablanca aux villes de Dakhla, Laâyoune, Oujda et Agadir, par trois fréquences hebdomadaires. Maintenant, on est passé à sept fréquences, selon une décision de la compagne nationale d’augmenter progressivement la desserte selon la situation sanitaire. Jusqu’à présent, deux des plus grandes villes touristiques du Royaume, à savoir Marrakech et Tanger, ont été exclues de cette décision. Pas plus tard que le 15 juillet, l’ONCF a relancé le TGV. Marrakech devra attendre.