La Trésorerie générale du Royaume souffle sa centième bougie

La vocation première de la TGR a toujours été de préserver l’ordre public financier n L’institution a accumulé un savoir-faire et une expertise financière et comptable qui lui confèrent un rôle stratégique au sein de l’Etat.

La Trésorerie générale du Royaume et de la comptabilité publique du Maroc a fêté, le 4 juillet, en son siège à Rabat, son centième anniversaire. Continuum historique du Trésor public, ou «Bait Al Mal», la TGR se considère aujourd’hui comme «l’archétype d’une institution en quête de renouvellement, de progrès, d’ouverture et d’interaction active avec l’environnement ambiant». Son centième anniversaire coïncide avec les cent ans révolus de la publication du premier texte portant sur la comptabilité publique. A l’occasion de ce double centenaire, une conférence-débat a été organisée, en partenariat avec la Fondation pour l’Association internationale des finances publiques (FONDAFIP), sous le thème : «La Trésorerie générale du Royaume et la comptabilité publique d’hier à aujourd’hui». Cette conférence a été notamment marquée par la participation d’experts marocains et français, qui ont discuté des spécificités des normes de la comptabilité publique et des apports de celles-ci, en matière de gestion financière publique.

Selon Noureddine Bensouda, Trésorier générale du Royaume, «il est des institutions dont l’histoire et la destinée sont intimement liées à l’évolution de l’Etat. C’est le cas de la Trésorerie générale du Royaume qui n’a cessé, au travers des différentes fonctions qu’elle assume, de répondre à sa vocation première d’institution au service de l’ordre public financier qu’elle a toujours veillé à préserver, par delà les caprices et les vicissitudes de l’Histoire».

Mission de conseil pour l’Etat et les collectivités territoriales

Dans le même sens, Mohamed Boussaid, ministre de l’économie et des finances, estime que «la Trésorerie générale du Royaume a accumulé, au fil de son histoire, un savoir-faire et une expertise financière et comptable qui font d’elle une institution stratégique de l’Etat». Et de préciser, à ce titre, que les missions de l’institution se fondent, entre autres, sur «l’utilisation de la comptabilité publique aux fins d’un meilleur conseil et d’une assistance de proximité aux différents partenaires en charge de l’exécution budgétaire, aussi bien l’Etat que les collectivités territoriales».

Evoquant l’évolution des normes de la comptabilité publique, qui se rapprochent de plus en plus de celles en vigueur pour les entreprises privées, le professeur Michel Bouvier, président de FONDAFIP et directeur de la RFFP (Revue française des finances publiques), fait le constat que «depuis une quarantaine d’années, les réformes des institutions financières publiques se dessinent et se décident, en grande partie, à l’échelle planétaire, au sein d’un monde qui change et dont les modèles économique et politique sont en pleine mutation».

A noter qu’en marge de la conférence, le Groupe Barid Al-Maghrib a procédé, en partenariat avec la TGR, à l’émission spéciale d’un timbre-poste commémoratif du centenaire de la TGR et de la comptabilité publique du Maroc. Une cérémonie de signature de «l’enveloppe premier jour d’émission» par Noureddine Bensouda et Amin Benjelloun Touimi, DG du Groupe Barid Al-Maghrib, a été organisée pour l’occasion.