La production de grenades a augmenté de 17% durant les 5 dernières années

La superficie s’est élargie de 1 200 hectares depuis 2006. Le contrat programme 2011-2020 pour l’arboriculture fruitière vise à  augmenter les superficies de 15%, le rendement de 23% et la production de 42%. L’investissement moyen est estimé à  25 000 DH par hectare.

On trouve de la grenade en abondance sur les marchés. C’est que la récolte, qui se fait entre octobre et novembre et dont les estimations ne sont pas encore communiquées, devrait rester sur la même tendance haussière que durant les 5 dernières campagnes. De 53 511 tonnes en 2006-2007, le volume a atteint 76 368 tonnes en 2011, soit une  augmentation de 17% par rapport à la moyenne des 5  dernières campagnes et 4,7% par rapport à la précédente. Le rendement s’est établi à 11,4 tonnes par hectare, sachant que la superficie totale est estimée à 6 700 ha.

Les actions menées par le ministère de l’agriculture pour développer cette espèce concentrée dans les régions de Tadla-Azilal, Marrakech-Tensift-Al Haouz et l’Oriental se sont traduites par un accroissement de 15% du rendement en comparaison avec la moyenne des 5 dernières années.

En fait, le contrat programme 2011-2020 pour le développement des arbres fruitiers a pour objectif l’augmentation des superficies du grenadier de 15%, du rendement de 23% et de la production de 42%. Pour ce faire, 1 800 ha seront réhabilités, à concurrence de 200 ha par an, 900 ha de nouvelles plantations seront créés et 3 500 irrigués.

La grenade représente 6% de la production de rosacées fruitières au Maroc

Selon les spécialistes du ministère de l’agriculture, la culture du grenadier nécessite un investissement assez conséquent puisqu’il faut compter 9 000 DH pour l’acquisition des seuls plants alors que l’installation (hors plants) coûte 16 000 DH l’hectare, ce qui donne un investissement total de 25 000 DH par ha. Les chiffres avancés sont calculés sur la base d’une densité de 5 000 plants par ha.

Au Maroc, on produit deux sortes de variétés : les fruits de couleur jaune consommés en frais (sefri, kharazi et laaroussi) et les fruits acides à pépins durs, destinés à la transformation. On prête à la grenade, qui représente 6% de la production de rosacées fruitières au niveau national, beaucoup de qualités nutritives mais aussi des vertus curatives, selon la médecine traditionnelle. C’est ainsi qu’on le conseille aussi bien contre l’hypertension et sa décoction est souvent recommandée pour des brûlures gastriques et les vers intestinaux. Son huile est aussi utilisée pour soulager les rougeurs cutanées d’origine allergique ou d’intolérance au soleil, dit-on. Ce qui est sûr c’est qu’il contient en plus de l’eau et des calories, des glucides et des lipides, de la vitamine A, B1, B3, C… en petites quantités dans chaque 100 grammes.