La production de betterave et de canne à  sucre en baisse de 10%

La campagne moins bonne que l’année dernière mais Cosumar assure que la totalité des besoins
sera couverte.
Elle devra importer plus de sucre brut au moment où les cours mondiaux flambent.

En raison des inondations enregistrées dans le Gharb et le Loukkos en février dernier, la production totale des plantes sucrières (betterave et canne à sucre) prévue pour la campagne 2008-2009 sera de 3,5 millions de tonnes, en baisse de 10% par rapport à la campagne précédente. Néanmoins, le producteur national, Cosumar, assure que l’approvisionnement en sucre du marché local est garanti et que toutes les dispositions sont prises dans ce sens. En effet, le groupe a poursuivi, durant la campagne agricole sucrière 2009, le programme d’investissements engagé en vue de la modernisation de l’amont agricole. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre du contrat-programme signé, le 22 avril 2008, entre les pouvoirs publics et la Fédération des industries du sucre (Fimasucre), visant une meilleure compétitivité de la filière et un accroissement de la productivité à l’horizon 2013.
L’objectif étant de couvrir 55 % des besoins en matière première contre
45 % actuellement. Cette production est essentiellement réalisée à Doukkala, Tadla, Moulouya, le Gharb et Loukkos.

La consommation nationale est de 34,5 kg/ habitant
Pour pallier la baisse de production de cette année, Cosumar devra donc augmenter ses importations de sucre brut. Ce qui ne manquera  pas de peser sur les finances de l’entreprise car, depuis trois mois, les cours mondiaux du sucre brut ont repris le chemin de la hausse avec 30 à 40% de plus. Mais pour protéger la production nationale et garantir le revenu de quelque 80 000 cultivateurs de plantes sucrières, les pouvoirs publics ont instauré des droits de douane en conséquence, ce qui constitue la base même de la politique sucrière nationale. Par ailleurs, Cosumar a accompagné la filière dans sa mise à niveau afin de permettre une amélioration de ses performances industrielles. Ce qui s’est traduit en 2008 par une augmentation de la production globale de 16 %, à 1,140 million de tonnes, dont 50 % de sucre granulé, 37 % de pain de sucre et 13 % de sucre en lingots ou en morceaux. Les différents sites industriels du groupe Cosumar couvrent la totalité du marché national, même si la consommation nationale est beaucoup plus élevée que la moyenne mondiale : 34,5 kg par habitant et par an contre 24 kg.
Les produits les plus demandés sont, comme le montre la répartition de la production, le sucre granulé, suivi  du pain de sucre et du sucre moulé en lingots ou en morceaux.