La production d’amandes a progressé de 38% entre 2008 et 2012

Plus de 50% des superficies sont localisées à  Taza-Al Hoceima-Taounate et Souss-Massa-Draa. Les régions de Meknès et Fès réalisent 30% de la production sur seulement 6% de la superficie productive.

La production d’amandes a progressé de 37,5% entre 2008 et 2012, passant de 72000 à 99 000 tonnes, soit 5% du volume mondial. Cette production est équivalente à 19 800 tonnes d’amandes décortiquées, soit un rendement moyen au concassage de 20,2%. Ces chiffres sont tirés de la note stratégique sur cette filière publiée par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime. Selon cette note, l’amandier est, après l’olivier, l’espèce fruitière qui occupe le plus de superficie au Maroc. En 2012, elle couvrait 151 000 ha au lieu de 134 000 ha en 2008, soit une extension de 13%. Il est souligné que depuis le début de la mise en œuvre du Plan Maroc Vert, des efforts de plantation ont permis d’augmenter, durant les 5 dernières années, la superficie non productive (en attente de maturation) de 8 000 ha.

Plus de 50% de la superficie est concentrée dans les deux régions de Taza-Al Hoceima-Taounate et de Souss-Massa-Draa. Néanmoins, elles ne génèrent qu’un tiers de la production. En revanche, les régions de Fès et Meknès produisent presque autant (30% de la production en 2012) sur seulement 6% de la superficie productive d’amandier. Selon les rédacteurs de la note, l’écart de productivité provient majoritairement de la conduite technique et du mode d’irrigation pratiqué. Effectuée à près de 80% en zone bour, la culture de l’amandier se traduit donc par une volatilité des rendements liée à la variabilité climatique. Toutefois, sur la période 2008-2012, le rendement moyen national en coques a sensiblement augmenté : de 0,60 t/ha, il est passé à 0,76 t/ha, soit une amélioration de 27%.

Les prix aux producteurs se sont stabilisés à 46 DH le kilo

La filière est caractérisée par une offre très dispersée, eu égard au fait que 80% des exploitations couvrent des superficies de moins d’un hectare. Cette situation influe fortement sur les modes de commercialisation et les volumes mis sur le marché. C’est ainsi qu’entre 2008 et 2009, les prix avaient décroché de 27% en raison d’une augmentation conséquente de la production. Mais suite à la stabilisation de cette production et à la hausse de la demande, ils ont retrouvé leur niveau de 2008, aux environs de 46 DH le kilo.

Les prix se sont également raffermis sur le marché international. Ce faisant, en dépit du recul du volume exporté entre 2010 et 2012 (-29%, à 889 tonnes), la valeur n’a fléchi que de 8%, à 4,9 millions de dollars, soit 41 MDH. Ces exportations, constituées exclusivement d’amandes sèches décortiquées, sont concentrées à plus de 90% sur l’Union Européenne. Et dans cette zone, l’Allemagne constitue le premier marché avec 59% des volumes expédiés.

Le Maroc est aussi un pays importateur. Ses besoins portent essentiellement sur les amandes douces fraîches et sèches sans coque qui constituent la quasi-totalité des importations de 2012, en baisse de 25% par rapport à 2010, à 484 tonnes ; soit un peu plus de la moitié des exportations. Avec 81% du volume importé, les Etats-Unis sont les premiers fournisseurs du Royaume. Ce pays dépasse ainsi très largement l’Espagne, l’autre gros fournisseur du Maroc.

Ces deux pays cumulent la moitié de la production mondiale d’amandes qui s’est élevée à 1,98 million de tonnes en 2011. Les Etats-Unis avaient réalisé 37% du volume, l’Espagne 13% et l’Iran 8%. L’Italie était à 6%, et le Maroc à égalité avec la Syrie : 5% chacun. Le reste, 26%, était éparpillé sur différents pays.