La première ville-satellite de Casa voit le jour

La ville nouvelle de Zenata s’étendra sur 2 150 ha. La première tranche démarre avant la fin de 2004.
La CDG sera chargée de son aménagement n 1 600 ha devront être mobilisés auprès du privé.

LeGrand Casablanca se dotera sous peu de sa première ville satellite. Il s’agit de la ville nouvelle de Zenata, située dans la commune de Aïn Harrouda, relevant de la préfecture de Mohammédia. Pour un développement concerté de cette ville nouvelle, une convention, impliquant divers ministères (Finances, Equipement et Transport, Habitat et Urbanisme…), la Région de Casablanca, les communes, la wilaya ainsi que la CDG (Caisse de dépôt et de Gestion), devrait être signée bientôt.
La CDG est désignée en qualité de maître d’ouvrage délégué et mettra en place une structure dédiée à l’aménagement de la ville nouvelle. La ville nouvelle de Zénata couvrira un territoire de 2 150 ha et sera réalisée par étapes. La première tranche, devant démarrer avant la fin de l’année 2004, concernera entre 300 et 700 ha attenants au périmètre actuel d’aménagement de Aïn Harrouda.
Rappelons que l’actuel schéma directeur de Casablanca classe cette zone comme une réserve, c’est-à-dire que toute construction y a été jusqu’à aujourd’hui interdite dans la perspective de la deuxième phase de réalisation du schéma directeur.

Elle comprendra des quartiers d’habitation et des zones industrielles.
Aujourd’hui, la décision de construire une ville à part entière est expliquée par la volonté d’éviter que la zone ne devienne «un prolongement simple de la ville», expliquent les responsables de l’Agence urbaine de Casablanca. Cette zone sera donc dotée de tous les équipements en infrastructures et superstructures nécessaires : voiries, assainissement, administrations, écoles, université, centre hospitalier, centre d’affaires, zones industrielles, zones résidentielles et zones immeubles… «L’idée est tout d’abord d’édifier les infrastructures de base dans le cadre d’une opération maîtrisée par les pouvoirs publics, avant d’inviter la population à venir s’y installer», souligne Saïd Wirane, chef du département des études à l’Agence urbaine de Casablanca.
Pour le moment, la CDG étudie les différents scénarios pour la mobilisation du foncier, opération jugée primordiale pour une maîtrise temporelle de la réalisation de la ville et pour arrêter les modalités de financement des travaux d’aménagement. A noter que sur les 2 150 ha, 300 sont constitués de terres domaniales, 1 600 appartiennent à des privés et 30 à l’Agence urbaine.
Actuellement, diverses pis-tes sont à l’étude pour récupérer les terres appartenant au privé : l’achat, l’expropriation pour utilité publique ou encore la création d’une société mixte qui devrait associer les propriétaires privés aux travaux d’aménagement