La filière équine aura bientôt son contrat programme

Trois ans après le début de la mise en Å“uvre de la stratégie de la SOREC, le nombre des naissances a augmenté de 15 à  20%. Les haras nationaux disposent d’une infrastructure dédiée à  la monte naturelle et à  l’insémination artificielle.
La filière pourrait bientôt commencer à  exporter la race «barbe».

La Société royale de l’encouragement du cheval (SOREC) donne le coup d’envoi de la 3e édition des «Journées portes ouvertes». Organisé au profit des éleveurs nationaux, cet événement a pour objectif d’accompagner la saison de monte 2014 qui débute en février. A cet effet, les haras nationaux accueilleront à partir de la semaine prochaine quelque 1 600 éleveurs dans cinq villes (El Jadida, Bouznika, Meknès, Oujda et Marrakech). Ces éleveurs bénéficieront de formations en matière de reproduction équine, et surtout sur les services mis à disposition et les procédures administratives à suivre. Il faut rappeler que ces Journées portes ouvertes rentrent dans le cadre de la stratégie de la filière équine marocaine à l’horizon 2022.

Lancée en 2011 par le ministère de l’agriculture et confiée à la SOREC, cette stratégie a pour ambition de redonner au cheval sa place dans notre Royaume. Et cela en faisant de sa filière un véritable levier économique et social. Pour promouvoir cette filière, l’organisme a mis en place, depuis 2011, plusieurs actions au profit des éleveurs. D’abord, les haras nationaux fournissent des semences de qualité et accompagnent les éleveurs tout au long du processus de l’élevage. «Ces établissements sont le relais efficace de promotion de l’élevage équin et d’amélioration génétique des races chevalines», explique Omar Sekalli, directeur général de la SOREC. Leur rôle principal est la vulgarisation des techniques modernes d’élevage, la gestion des services aux éleveurs et le soutien des associations d’éleveurs. Sur le terrain, ils sont également en charge de l’approbation des étalons publics et privés, de l’organisation des saillies et des montes, et de l’identification des produits nés de ces saillies à travers la mise en place des transpondeurs et du signalement littéraire et graphique.

Une convention est signée avec 60 vétérinaires

Il est important de souligner que les haras nationaux disposent d’une infrastructure dédiée à la monte naturelle et à l’insémination artificielle, des écuries de stationnement pour les étalons nationaux et des boxes d’accueil réservés aux juments privées. De plus, ils sont équipés d’une infirmerie, d’espaces administratifs ainsi que de paddocks d’entraînement.
Pour encourager davantage les éleveurs à s’impliquer dans cette stratégie, une prime de naissance de 5000 DH a été également attribuée. En outre, la SOREC a signé une convention avec 60 vétérinaires. Ces derniers bénéficieront des formations sur la filiale équine. En contrepartie, ils offriront des prestations de services aux éleveurs à un prix réduit. En somme, «cette stratégie a permis de structurer la filière notamment sur la partie élevage», confirme le directeur général. Preuve en est que le nombre des naissances a augmenté de 15 à 20% durant ces deux derrières années. A ce rythme, la filière pourrait se positionner dans les années à venir sur le marché d’export, notamment en ce qui concerne la race «barbe». En attendant, la SOREC prépare son contrat programme qui sera ficelé d’ici fin 2014.