La CDG réactive les projets de Casa

Les travaux de la Marina seront ficelés d’ici une année.
Le projet de l’Armée Royale est repris.

LaCDG (Caisse de Dépôt et de Gestion) s’implique de plus en plus dans le développement urbanistique de Casablanca. Elle prend aujourd’hui en charge l’aménagement de la Marina, de la Corniche et de l’Avenue Royale. Objectif : redynamiser ces projets problématiques.
L’urgent, confie-t-on, est l’aménagement de la Marina. Une société dédiée a été créée depuis une année et demie : Al Manar. Celle-ci a déjà  déboursé 350 millions de DH pour reprendre le projet de l’ex-promoteur GDK, qui avait rencontré des problèmes, notamment financiers. «Les travaux de construction de la Marina reprendront cette année», certifie Mustapha Bakkoury, directeur général de la CDG. Ceux-ci seront achevés courant 2006, pour un coût d’aménagement global de 800 millions de DH.
La Marina s’étale sur 23 hectares dont une partie est gagnée sur la mer. Neuf hectares seront déclassés pour intégrer le domaine privé de l’Etat avant d’être cédés à  Al Manar qui, à  son tour, les aménagera pour les revendre en lots à  des promoteurs privés. Seront construits des ensembles touristiques comprenant hôtels, palais des congrès, bureaux, centres commerciaux, yacht-club et espaces résidentiels. D’ailleurs, l’Agence urbaine prépare un plan d’aménagement spécifique à  la zone comprenant l’ensemble du littoral de la ville.

Nassim deviendra une ville nouvelle de 350 hectares
L’autre grand projet de la CDG est celui de l’Armée Royale. Un audit de la Sonadac, en vue d’une montée en puissance dans le capital, est en cours. Il devra déterminer le prix de l’action. La CDG dispose actuellement de 7 à  10% du capital, selon M. Bakkoury. Pour renforcer sa présence, la caisse lancera une OPA (offre publique d’achat) des actions des communes qui souhaitent céder leurs parts mis à  part celles de la ville de Casablanca qui seront, quant à  elles, maintenues dans le capital.
Pour activer le projet, la démarche adoptée consiste à  créer une scission entre l’activité de création d’une ville nouvelle au quartier Nassim et celle du relogement des ménages se trouvant sur l’emprise de l’Avenue Royale. L’idée de M. Bakkoury étant de disposer de plusieurs solutions à  la carte pour éviter à  ces populations d’avoir une seule issue, comme le proposait auparavant le relogement à  Nassim.