La Caisse de compensation excédentaire sur les carburants

Il ne restait plus que 500 MDH à  régler au titre des arriérés jusqu’à  fin mai.
La charge de compensation du butane a été de 1,7 milliard DH en cinq mois.

Avec la baisse des prix des matières premières, la pression sur la Caisse de compensation et, au-delà, sur les finances de l’Etat, se relâche. Au point que, à fin mai, tout ce qui est dû est payé. La caisse ne doit pratiquement plus rien aux opérateurs ou presque. Selon le directeur de la Caisse de compensation, Najib Benamour, la totalité des arriérés au titre de 2008, soit 4 milliards de dirhams, ont été réglés par l’Etat. Les charges jusqu’à fin mai 2009, précise M. Benamour, ont presque toutes été payées : il s’agit de 1,7 milliard DH pour le gaz butane et environ 600 MDH pour le sucre. Quant aux produits pétroliers, ils ont au contraire dégagé un excédent de 1 milliard de DH qui a d’ailleurs permis à la caisse de financer elle-même, pour 59 %, la charge du gaz butane. Cet excédent provenant pour l’essentiel de la commercialisation, pendant quelques mois, du gasoil 50 PPM au prix du gasoil 350 PPM, au prix ancien de celui-ci, soit un peu plus de 10 DH le litre. Au final, il reste, pour les charges à fin mai, 500 MDH qui seront débloqués dans les tout prochains jours.
Reste la subvention à la farine qui est, elle, gérée par l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL). Son montant annuel est de 1,4 milliard DH. Selon un professionnel du secteur, les arriérés à ce niveau sont de quatre mois.

Entre 60 et 80 centimes de subvention pour le litre de gasoil
Comme on le voit, la situation est très détendue, bien que l’Etat, mine de rien, donne à l’heure actuelle entre 60 et 80 centimes pour le litre de gasoil 50 PPM , entre 90 centimes et 1,15 DH pour le litre de l’essence super et entre 800 et 1200 DH la tonne de fioul ; ces variations reflétant les fluctuations des prix qui caractérisent le marché international des produits pétroliers. Quant au sucre, la subvention est de 2 DH le kg et à peu près autant pour la farine.
Précisons ici que, dans le cadre de la réforme, encore en gestation, de la compensation, le gouvernement a déjà amorcé, en douceur, une baisse du contingent de la farine nationale de blé tendre (FNBT) : de 10,5 millions de quintaux depuis des années, ce contingent a été ramené à 9 millions de quintaux. Certaines sources préfèrent, néanmoins, parler non pas de baisse mais de «redéploiement» du contingent, en fonction des zones de pauvreté, désormais bien cernées grâce à la cartographie de la pauvreté réalisée par le Haut commissariat au plan.
Quant au sucre, l’enveloppe de compensation est de 2,15 milliards DH. Bien entendu ce montant est appelé à varier, les limonadiers ne devant à l’avenir rembourser que la moitié de la subvention (voir article page précédente).