La BERD débloque 100 millions d’euros pour la construction du port Nador West Med

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a accordé, lundi, un prêt de 100 millions d’euros à la Société Nador West Med (NWM) pour la construction du port de Nador West Med dans la région de l’Oriental.

Ce prêt constitue une nouvelle tranche dans le cadre d’un accord de prêt de la BERD de 200 millions d’euros, signé en 2015, indique dans un communiqué l’institution basée à Londres.

Le port de Nador West Med, qui fait partie d’un plan de développement plus large pour la région de l’Oriental, contribuera directement à une réduction des disparités régionales, soutiendra le développement économique de la zone et améliorera l’accès régional aux infrastructures, affirme la BERD.

Le nouveau financement permettra de libérer le potentiel économique de la région de l’Oriental, car le port devrait attirer d’importants investissements directs étrangers, assure la Banque.

La BERD souligne que les terminaux portuaires serviront de catalyseur pour l’expansion du marché et de source directe d’opportunités d’investissement dans le secteur privé, et encourageront la création d’industries locales.

Pour rappel, le projet Nador West Med, est actuellement en sonstruction dans le site stratégique de la baie de Betoya, situé sur la façade Ouest du Cap des Trois Fourches à moins de 250 miles du détroit de Gibraltar et ce en face des principales routes maritimes Est-Ouest des trafics conteneurs et produits pétroliers.

Il est composé d’un nouveau port en eau profonde doté de capacités importantes pour le transbordement des conteneurs, le développement d’un pôle énergétique (traitement, conditionnement, stockage des hydrocarbures et produits dérivés) et le traitement des produits vrac notamment le charbon.

En terme de capacités annuelles, cette infrastructure permettra de traiter 3 millions de conteneurs EVP (Équivalent vingt pieds) avec possibilité d’augmentation de cette capacité de 2 millions de conteneurs additionnels ; et 25 millions de tonnes d’hydrocarbures.

Parallèlement à l’infrastructure portuaire, des zones industrielles, logistiques et de services seront aménagées sur la zone franche adjacente au port et sur la zone de développement.

La fin des travaux est prévue avant fin 2024.