La Banque Centrale maintient inchangé son taux directeur à 2,25%

Sur l’ensemble de l’année 2017, l’inflation devrait ressortir en moyenne à 0,9%, avant de s’accélérer à 1,6% en 2018, La croissance devrait s’élever à 4,4% en 2017 et à 3,1% en 2018.

Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur inchangé à 2,25%. Cette décision, prise lors de la réunion du conseil tenue le 20 juin, repose sur l’évaluation de l’évolution récente de la conjoncture économique et des projections macroéconomiques pour les huit prochains trimestres. Ainsi, le taux d’inflation s’est établi à 0,3% en avril, après 1,3% en moyenne au premier trimestre. Sur l’ensemble de l’année 2017, il serait en moyenne à 0,9%, avant de monter à 1,6% en 2018. Selon la banque, la croissance, portée par un rebond de la production céréalière (102 Mq), devrait s’établir à 4,4% en 2017. Elle prévoit également une croissance de 3,6% des activités non agricoles en 2018, mais la croissance globale devrait revenir à 3,1%.

En ce qui concerne le marché du travail, le taux d’activité s’est quasiment stabilisé à 47,5%. En parallèle, l’économie nationale a créé 109000 postes dont 45 000 au niveau des services et 28 000 dans l’agriculture. Le taux de chômage a augmenté de 0,3 point à 10,7% du fait de l’augmentation des demandeurs d’emploi.

Les réserves de change devraient couvrir 6 mois d’importations au terme de 2017

Sur le volet des finances publiques, un déficit budgétaire de 11,9 milliards de DH est enregistré à fin avril, en baisse de 9,9 milliards par rapport à la même période de 2016, en raison principalement d’une hausse de 6,8 milliards du solde positif des comptes spéciaux du Trésor. Les dépenses globales ont augmenté de 0,4%.

En parallèle, les recettes ordinaires ont augmenté de 4,5%, résultat d’une amélioration des rentrées fiscales et d’une forte baisse de celles non fiscales. A moyen terme, l’ajustement budgétaire devrait se poursuivre, le déficit devant s’alléger à 3,6% du PIB, au terme de 2017, et à 3,4%, en 2018. Au niveau des comptes extérieurs, le déficit commercial des biens s’est creusé en glissement annuel de 9,1 milliards de DH sur les cinq premiers mois de l’année, sous l’effet principalement d’une importante hausse de la facture énergétique et, dans une moindre mesure, de la poursuite du rythme élevé des acquisitions de biens d’équipement. Pour leur part, les recettes de voyages et les transferts des MRE se sont quasiment stabilisés et les entrées au titre des IDE ont affiché une progression de 4,2%.

Tenant compte de ces évolutions, des prévisions du prix du pétrole et d’entrées de dons des partenaires du CCG de l’ordre de 8 milliards de DH annuellement, le déficit du compte courant se creuserait légèrement à 4,6% du PIB en 2017 avant de s’alléger à 4% en 2018. Dans ces conditions, ainsi que sur la base d’entrées d’IDE d’un montant équivalent à 3,2% du PIB, en 2017, et à 3,5%, en 2018, les réserves de change devraient baisser. Elles couvriraient 6mois d’importations de biens et services, au terme de 2017, et devraient rester proches de ce niveau à fin 2018.