La baisse continue des prix du pétrole hante les économies

Les compagnies pétrolières, nationales et internationales, ont ressenti cette baisse, et les économies des pays producteurs de pétrole ont souffert des déficits budgétaires, alors que les grands pays consommateurs ont tiré profit du recul des prix, a-t-il encore ajouté, soulignant les conséquences de cette situation sur les projets de prospection et de développement de l’industrie du pétrole et du gaz et sur la commercialisation de ces produits.

De son côté, le secrétaire général du forum international de l’énergie, Aldo Flores, a relevé le poids important dont jouit l’Asie dans le marché international de l’énergie à la faveur d’une dynamique économique et technologique.

Il a expliqué que le marché international de l’énergie a connu des mutations au niveau de l’offre et de la demande, d’où l’impératif d’insuffler une nouvelle dynamique au dialogue entre producteurs et consommateurs en vue de prendre les décisions appropriées et encourager la coopération entre les différentes parties concernées au niveau mondial pour mettre en place une base de données fiables et transparentes afin de mieux comprendre l’état de l’offre et de la demande dans l’avenir et contribuer à la stabilisation du marché.

De son côté, le vice-ministre saoudien du Pétrole et des ressources minières, le prince Abdelaziz Ben Salmane, a noté que les mutations que connaissent les prix du pétrole ne profitent ni au aux producteurs ni aux consommateurs, affirmant que le Royaume d’Arabie Saoudite, qui est un producteur responsable et crédible, est déterminé à poursuivre l’investissement dans le secteur du pétrole et du gaz, abstraction faite de la baisse que pourrait connaître les prix.

Et d’ajouter que le dialogue entre les pays producteurs et ceux consommateurs de l’énergie demeure fondamental pour renforcer la confiance et l’échange de données, estimant que la rencontre des ministres du pétrole et de l’énergie des pays d’Asie, constitue dans ce sens une plate-forme de dialogue international.

Pour remédier à la crise pétrolière, les différents intervenants ont convenu de la nécessité d’adapter le budget général de ces pays avec la réalité de la régression des revenus du pétrole, à travers notamment la rationalisation des dépenses, la répartition équitable des ressources, la diversification de l’économie, le renforcement de la concurrence du secteur privé.