Offre immobilière : les promoteurs s’adaptent aux exigences des clients

Certains équipements et prestations réservés au haut standing sont inclus dans l’offre de base des logements de tous les standings. L’isolation thermique et phonique, la domotique, la fibre optique sont de plus en plus disponibles. Le logement économique et social a évolué pour intégrer les espaces verts, la piscine, l’ascenseur…

Quoi qu’on dise de la situation du secteur immobilier au Maroc, la production de logements n’est pas à l’arrêt. Plusieurs chantiers sont ouverts dans toutes les villes et leur périphérie. Tous les segments sont couverts : économique, social, intermédiaire, moyen, moyen plus, haut standing, luxe… Mieux encore, les logements répondent à toutes les bourses, ou presque.

Les promoteurs déploient plusieurs moyens pour se différencier en ajoutant des prestations ou des équipements. Car, les clients deviennent de plus en plus exigeants. Par conséquent, des équipements qui étaient, il y a quelques années, réservés au segment du luxe, sont actuellement disponibles même dans l’offre de base. Allusion à la sécurité, aux espaces verts, à la proximité de divers équipements (centres de santé, écoles, mosquée, commerces)… Au niveau de l’architecture et de l’agencement d’un bien immobilier, la demande a évolué aussi. «Nous remarquons que les clients ont tendance à privilégier des chambres spacieuses sous forme de suite parentale plutôt que de grands salons et séjours. De même, ils préfèrent de grandes ouvertures aux petites fenêtres permettant ainsi plus de lumière. Les baies vitrées et les terrasses sont plébiscitées par rapport aux fenêtres», détaille Ahmed Chraibi Dakhama, directeur développement du groupe Chraibi immobilier. «Même les balcons sont utilisés comme un espace de vie et font partie intégrante de l’habitation», ajoute un architecte.

Pour le confort, les clients demandent aussi l’isolation thermique et phonique. Même si la réglementation peine à être appliquée, certains promoteurs s’y plient, à l’instar de Bouygues Immobiliers avec son projet les Faubourgs d’Anfa, ou Promoria avec son programme les Jardins de l’Oasis, tous deux à Casablanca, ou encore les Terrasses d’El Menzeh à Rabat… D’es promoteurs ont même intégré la fibre optique ainsi que la domotique, qui ne sont plus réservés au haut standing et au luxe. Chraibi Immobilier en fournit la preuve, dans son dernier projet, situé au quartier la Gironde à Casablanca. Les espaces verts sont également devenus une norme dans les grands ensembles comme dans le segment économique et social.

Partout, la tendance est aux résidences fermées et bien sécurisées, dotées d’équipements de loisirs (piscine, espaces de jeux pour enfants) et même de commerces.

En fonction de l’emplacement du bien, de son standing, de sa finition et de la disposition de tel ou tel équipement, les prix peuvent aller du simple au double. A Casablanca, par exemple (sans être exhaustif), les prix s’affichent en moyenne à 16 000 DH/m2 au quartier 2Mars, contre 11 000 DH au centre ville et 13 000 DH à Bélvèdère. Les logements à Gauthier et Racine, eux, se commercialisent entre 25 000 et 29 000 DH/m2 quand ils se situent à 30 000 DH à Ain Diab. A Rabat, le prix des biens immobiliers affiché est de 17 000 DH dans le Haut-Agdal, 14 000 DH à Hassan, 12 000 DH au Bas-Agdal, 11 000 DH à Diour Jamaâ et à l’Océan. A Hay Riad, il atteint 21 000 DH. Dans le nouveau quartier huppé de la capitale, l’Orangeraie, les biens proposés à la vente sont au prix moyen de 25 000 DH/m2, alors que le quartier Souissi affiche 21 000 DH/m2.
Kénitra, dont le secteur immobilier est en plein essor, propose des biens résidentiels à des prix autour de 8500 DH/m2 au quartier les Mimosas, de 6500 DH/m2 à la Ville Haute et de 5800 DH/m2 à Taïbia.
Marrakech, qui commence à montrer quelques signes de redressement, propose des biens avec des prix moyens de 20 000 DH/m2 au quartier l’Hivernage, 12 000 DH à Guéliz, 8000 DH à Targa et 10 000 DH à Semlalia.

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