Hausse conséquente de la capacité d’épuration des eaux usées de l’ONEE

Onze nouvelles stations d’épuration des eaux usées mises en service. 5,4 milliards de DH seront investis dans les quatre prochaines années pour améliorer l’assainissement liquide.

La branche eau de l’ONEE a réalisé de bonnes performances en 2016. D’après les statistiques les plus récentes de l’office, la production annuelle d’eau potable a atteint 1,11 milliard de m3, en progression de 1,3% par rapport à 2015. Le nombre de clients s’élève à 2 millions. Le taux d’accès à l’eau potable frôle déjà les 100% dans le milieu urbain et avoisine 96% dans le milieu rural, en progression de près de 1% par rapport à 2015, toujours selon l’office.

Dans le volet assainissement liquide, 11 nouvelles stations d’épuration des eaux usées (STEP) ont été mises en service en 2016, portant leur nombre à 93. Dans le même temps, 10 nouveaux centres d’intervention en assainissement ont été construits.

Ces nouvelles installations ont augmenté la capacité journalière d’épuration qui a progressé significativement de 6,33% par rapport à 2015, à 353000 m3 par jour. Le taux de dépollution est ainsi passé de 67% à 71,2%. Ce taux représente l’efficacité du système d’assainissement dans un espace géographique.

Les bonnes performances dans l’activité de l’assainissement liquide ont de fortes chances d’être maintenues en 2017, à en juger par l’enveloppe allouée aux objectifs du plan d’action à l’horizon 2021. Ainsi 5,4 milliards -soit la moitié de ce qui a été investi entre 2001 et 2016 dans l’assainissement- seront déboursés durant les quatre prochaines années. Avec comme objectif 60 nouvelles stations d’épuration, une capacité d’épuration journalière additionnelle de 167 000m3 ainsi que 1 500 km de canalisations.

Le taux de réalisation des objectifs fixés par le contrat-programme de l’Etat avec l’ONEE pour la période 2014-2017 s’élève à 82% .

La télégestion pour améliorer l’efficacité de la production et de la distribution

L’année 2016 a été marquée, entre autres, par l’introduction de la télégestion comme outil de modernisation de la production au niveau de sept adductions régionales, à savoir Al Hoceima, Oujda, Taza, Sidi Kacem, Ouezzane, Berkane et Tétouan. Du côté de la distribution, un projet pilote de télégestion est lancé à Khémisset. D’un coût de 100 MDH, ce projet s’inscrit dans la stratégie de l’ONEE pour l’amélioration des performances des ouvrages de production et de distribution. Il vise le contrôle de la qualité de l’eau et l’amélioration du service client, l’optimisation des coûts d’exploitation et l’introduction de la télé-relève au niveau de la distribution.

En 2017, l’Office poursuit la modernisation de ses installations par la réalisation de la télégestion dans huit autres adductions dans le cadre d’un programme d’amélioration des performances d’envergure d’un coût global de 1,11 milliard de DH. Ce programme comprend, en plus de la télégestion des adductions, la réhabilitation des ouvrages de production et de réseaux de distribution et l’acquisition de groupes de pompage, des débitmètres et des unités mobiles de recherche des fuites d’eau.