Fruits et légumes : légère baisse des prix en janvier

En janvier, les quantités débarquées au marché de gros de Casa ont augmenté
de 14% par rapport
à  la même période de 2007.

Petite détente sur le marché des légumes. Comparativement à  la même période de l’année dernière, les prix de gros sont revenus à  un niveau un peu plus «normal» pour les produits de saison comme le chou-fleur, l’artichaut, les petits pois, les fèves, les haricots et le fenouil, et pour les produits toute saison, à  l’instar de la pomme de terre, dont l’offre est abondante. De grosses quantités non exportées pour des raisons de calibrage ont en effet été écoulées sur le marché domestique. La pomme de terre non lavée est vendue entre 1,40 et 1,70 DH le kilo, contre 1,70 et 2,30 en février 2007, les artichauts coûtent 1,80 à  2,30 DH, contre 2 à  3 DH, et la tomate se négocie entre 1 et 2,30 DH au lieu de 1,40 et 2,90 DH. Pour l’oignon, il faut compter 0,60 à  2 DH le kilo contre 1,50 à  3,50 DH une année plus tôt.

Entre gros et détail, les prix peuvent passer du simple au double
Ce léger repli est essentiellement dû à  «une pluviométrie plus généreuse qui a permis d’augmenter la production», explique M. Sebki, directeur du marché de gros de Casablanca. En janvier 2007, année o๠le déficit de pluie a été important, 64 418 tonnes de légumes, fruits et herbes avaient été débarquées au marché de gros de cette ville, contre 73 322 tonnes pour le premier mois de l’année en cours, soit une hausse de 13,8%. Pour les seuls légumes, les quantités débarquées ont augmenté de 25% à  49 400 tonnes. Les responsables du marché de gros expliquent que les tonnages offerts sur leur plateforme peuvent augmenter ou baisser de 30 à  40%, selon la sévérité du manque d’eau.

Pour l’essentiel, la pomme de terre vient du Haouz, du Souss, de Doukkala, du Gharb et de la région de Mohammédia. Les tomates, elles, viennent de Doukkala, du Souss, de Oualidia et de Larache. Les grands tonnages d’artichaut ont été produits par le Gharb, alors que les petits pois et fèves arrivent du Saà¯ss, de la région d’Essaouira ou encore du Gharb.
Cependant, l’importance des approvisionnements et la baisse des prix qui en résulte ne bénéficient pas toujours au consommateur dans la même proportion. Le plus souvent, affirme M. Sebki, les prix passent du simple au double. Le kilo de tomate est vendu au détail entre 4 et 4,50 DH à  Casablanca et celui de la pomme de terre (qualité inférieure) à  2 DH.

Lahcen H., commerçant, soutient, quant à  lui, qu’il n’y a rien d’excessif dans ces écarts entre le gros et le détail dans la mesure o๠il faut prendre en compte les frais de lavage, le salaire des ouvriers, les frais de transport et de loyer des magasins. Mais il se trouve que la longue chaà®ne d’intermédiaires contribue à  maintenir les prix de détail à  des niveaux jugés prohibitifs.