Zellidja : Baisse de dividendes et mauvais rendement de placements

La filiale du groupe Somed marque le coup après un bénéfice record en 2010. La sortie de l’ornière ne sera pas pour cette année au regard des contre-performances de ses filiales en 2011.

Quand on a pratiquement une seule source de revenus opérationnels récurrents, en l’occurrence une participation assez cyclique, il ne faut pas s’attendre à faire le yoyo de temps à autre. Et ce, d’autant plus quand le mauvais temps boursier ne favorise guère la rutilance du moteur d’appoint incarné par le matelas de trésorerie excédentaire. Zellidja incarne bien cette assertion en 2011 avec une contribution de sa filiale cotée, Fenié Brossette, presque divisé par trois (15 DH par action contre 40 DH en 2010) et un résultat financier terrassé en passant de 23,6 MDH à -1,4 MDH.

Il faut dire qu’autant le décrochage des produits de participations (de 36,8 MDH à 23,1 MDH) était prévisible sachant que le dividende servi par Fenié Brossette en 2010 faisait suite à un résultat 2009 aussi flamboyant qu’exceptionnel, autant la chute des revenus financiers interpelle sur la politique de placement des 160 MDH de trésoreries dont dispose la filiale du groupe Somed. 

Ceci étant dit, la conjugaison de ces deux éléments a fait chuter le résultat net de 48%, à 39,1 MDH et le ROE de plus de la moitié, à 7,3%. Un étiage qu’il serait difficile de quitter sitôt au regard des contre-performances enregistrées en 2011 aussi bien par Fenié Brossette, dont le bénéfice net a été divisé par trois, que par la Société de fonderie de Plomb de Zellidja (SFPZ) qui a viré au rouge. C’est dire que les dividendes à percevoir cette année par Zellidja seraient des plus maigres.

Le marché semble en avoir déjà pris acte en valorisant le holding, totalement désendetté, à la seule somme de sa trésorerie (160 MDH), ses avances aux filiales (63 MDH) et de la valeur de marché de sa participation de 57% dans Fenié Brossette (près de 200 MDH). Le reste, principalement le spécialiste de la fonderie de plomb, a fondu jusqu’à l’évaporation totale aux yeux des investisseurs.