Sonasid redresse son activité et rétablit ses marges

Le sidérurgiste a su faire face au ralentissement du marché local et à  la concurrence en misant sur l’export et sur une meilleure politique commerciale au Maroc.

Sonasid sort enfin du gouffre  et retrouve le chemin de la croissance malgré un contexte toujours difficile. Le marché national de l’acier est en effet toujours caractérisé par une surcapacité de production en augmentation compte tenu de la montée de la concurrence et d’une croissance modérée de la consommation en raison du retard des mises en chantier. Le tout couronné par un prix de la ferraille (matière première) en hausse de 20% en 2011. Malgré cette conjoncture, Sonasid a pu augmenter ses volumes de ventes de 12% par rapport à 2010, ce qui lui a permis de maintenir ses parts de marché. Cette performance a été rendue possible grâce au développement de l’export et une politique commerciale plus agressive sur le marché local. Ce qui, au final, aboutit à un chiffre d’affaires consolidé en hausse de 33,4%, à 5,5 milliards de DH.

Cette performance commerciale a été conjuguée à une meilleure efficacité industrielle pour sortir du rouge. En effet, malgré le renchérissement du coût des intrants, les capacités des laminoirs de Jorf Lasfar et Nador ont été optimisées, la production de l’aciérie saturée et les coûts de production réduits. Du coup, le résultat d’exploitation est passé de 5 MDH en 2010 à 168 millions en 2011, rétablissant la marge opérationnelle à 3,1%. De même, le résultat net part du groupe, qui était déficitaire de 19 MDH en 2010, est passé à 106,7 millions en 2011, faisant ressortir une marge nette de près de 2%.

Sonasid compte poursuivre ses efforts de redressement en 2012 pour rehausser davantage sa rentabilité. Ainsi, elle compte accélérer son optimisation industrielle, saturer son nouvel investissement de broyage de ferraille, consolider ses actions relatives à la distribution sur le marché domestique et étendre ses activités à l’export.