Première année de déficit pour Sonasid

L’année 2010 se solde avec un résultat net de -54 MDH sous l’effet de l’augmentation des prix de la ferraille et d’un marché national en surcapacité de 40% par rapport à  la consommation.

Les temps sont durs pour Sonasid. Le sidérurgiste contrôlé par Sni et le groupe MittalArcelor a vu ses indicateurs d’activité et de rentabilité se dégrader fortement en 2010 en raison d’un contexte de marché national et international pour le moins défavorable. Son chiffre d’affaires a enregistré une baisse de 25% par rapport à 2009 pour s’établir à 3,9 milliards de DH. Une forte baisse qui résulte d’un marché national de l’acier en surcapacité de 40% par rapport à la consommation, contre 12% en 2009, et ce, suite à l’arrivée de nouveaux opérateurs tels que Ynna Steel du groupe Chaâbi. La consommation nationale a, en plus, enregistré un recul de 6,7% par rapport à 2009, s’établissant à 1,4 million de tonnes sous l’effet du ralentissement du marché de l’immobilier et du report de plusieurs projets d’infrastructures.
Le recul de l’activité s’est par la suite transformé en un déficit sur le plan opérationnel. En effet, le résultat d’exploitation est passé de 347 MDH en 2009 à -80 MDH en 2010, compte tenu de la hausse des prix des intrants, notamment celui de la ferraille, suite à un contexte économique mondial toujours marqué par la crise. Cette hausse n’a pas pu être répercutée par Sonasid sur ses prix de vente étant donné un marché fortement concurrentiel.
Au final, le résultat net de 2010 ressort à -54 MDH contre près de 300 MDH en 2009. Il ne sera donc procédé à aucune distribution de dividende au titre de 2010.
Malgré toutes ces contre-performances, le management de Sonasid reste confiant quant à la solidité de ses fondamentaux et sa capacité à rebondir. Il table sur la rationalisation de ses coûts, l’amélioration de ses performances industrielles et l’optimisation de ses achats afin de résister jusqu’à la reprise du marché à moyen terme.