IB Maroc : le «lourd» poids de l’Afrique

Pour son premier exercice social calé sur l’année civile, IB Maroc affiche des chiffres en retrait. La Libye et la Côte d’Ivoire, où les participations ont été provisionnées, y sont pour beaucoup.

IB Maroc fait son entrée dans ce Spécial Résultats après que ses dirigeants eurent pris la décision de changer la date de clôture de son exercice comptable, auparavant à cheval, pour le caler sur l’année civile. Pour 2010, les comptes de la société ne portent de facto que sur 9 mois (avril à décembre). En comparaison avec une année 2009 pleine, ils font ressortir un recul de 26,5% en termes de revenus et de 52,2% en termes de bénéfices. Mais en proforma, la baisse du chiffre d’affaires est limitée à 2%, ce qui correspond à une assez bonne performance. Et pour cause, la société était, d’une part, engagée dans des chantiers de refonte organisationnelle et, d’autre part, l’exercice 2009 avait connu une progression exceptionnelle des revenus (+43%) difficilement reproductible dans un contexte globalement difficile.
La baisse du résultat net, elle, est par contre conséquente : -37%, soit 5 MDH de moins que le niveau enregistré en 2009. Mais le management de la société relativise tout de suite : l’écart représente l’impact de la provision à 100% sur les participation d’IB Maroc en Libye et en Côte d’Ivoire. Il est vrai que les conditions dans ces deux pays sont loin d’être optimales pour les affaires et la situation ne risque pas de s’améliorer de sitôt.
Cela ne prend pas en otage les perspectives 2011 pour autant. Au contraire, le management de la société vise une progression à deux digits du chiffre d’affaires. Il compte y parvenir, notamment, en cherchant à devenir le premier intégrateur informatique d’origine africaine. Pour cela, il compte sur sa nouvelle organisation par métier pour s’assurer une plus grande couverture du marché. Par ailleurs, IB Maroc a décidé de lancer une filiale dédiée à la distribution informatique pour l’Afrique subsaharienne francophone.
Dividende proposé : 18 DH, par action, contre 32 DH distribués au titre de 2009.