Fenié Brossette : Une année 2011 à  oublier au plus vite…

Le chiffre d’affaires de la filiale de Somed recule de 100 MDH en une année. Il n’en fallait pas moins pour que son résultat d’exploitation et son résultat net chutent de plus de 60%.

Après avoir résisté en 2010, le chiffre d’affaires de Fenié Brossette cède 100 MDH à fin décembre 2011. En effet, il passe de 600 à 500 millions, reculant ainsi de près de 17%. Et encore, les résultats semestriels faisaient état d’une baisse encore plus forte de 24%, qui a été donc partiellement contenue. A l’analyse des comptes, il s’avère que la régression des ventes de marchandises en l’état est responsable à hauteur de 71% de la dégradation du chiffre d’affaires. Laquelle est expliquée, selon le management de la société, par la conjoncture défavorable caractérisée par un report des mises en chantier des projets d’infrastructure et des investissements en équipements et une forte pression concurrentielle.

Il n’en fallait pas plus pour que les résultats fondent comme neige au soleil… Le résultat d’exploitation, à 20,3 MDH, recule de 64%, et ce, malgré la très forte baisse des charges d’exploitation, et particulièrement les achats consommés des matières et fournitures (-50%). En l’absence d’éléments financiers et non courants particuliers, le résultat net s’inscrit à 13,3 MDH, en repli de plus de 66%.

Le conseil d’administration compte proposer, à la prochaine assemblée des actionnaires, la distribution d’un dividende de 5 DH par action, à comparer aux 15 DH distribués au titre de l’exercice 2010 et aux… 40 DH distribués une année auparavant.
La société, qui intervient principalement dans l’infrastructure et les grands ouvrages, compte «poursuivre ses efforts pour renforcer son positionnement sur ses différents métiers à travers la diversification de ses activités et la contractualisation de partenariats stratégiques». Elle ambitionne d’«affirmer sa position d’opérateur leader dans ses marchés en soutenant ses actions de développement à l’échelle nationale et sur le marché africain afin d’assurer une croissance pérenne».