Dégà¢t collatéral des événements en Libye pour la Snep

La hausse des importations Â«à  prix dumping» et la flambée des coûts d’approvisionnement en éthylène suite à  l’arrêt du complexe Ras Lanouf impactent les résultats de l’industriel.

La Snep parvient, dans un contexte sectoriel difficile, à améliorer son chiffre d’affaires. A 892 MDH, la hausse est de 5,1%. La société a fait le choix de maintenir ses parts de marché en s’alignant sur les prix bas des importateurs de PVC. «Des prix dumping», estiment les responsables de la société. Le renchérissement des coûts d’approvisionnement en éthylène, non répercuté totalement sur les prix de vente, a littéralement plié le résultat d’exploitation. En passant de 80 à 45 MDH (-43%), il subit les dégâts collatéraux de la crise libyenne. En effet, après la fermeture du fameux complexe pétrochimique de Ras Lanouf, la Snep a dû se tourner vers des fournisseurs européens, faisant gonfler le poste «Achats de matières et fournitures» de 60 MDH. Quant au résultat net, il recule de 61%, à 25,3 MDH.

Il a été impacté par une dotation financière de 10,8 MDH sur les titres Snep auto détenus, par une provision de 6,5 MDH pour dépréciation des stocks et par le retour à un taux d’IS normal après l’expiration de l’avantage fiscal lié à l’introduction en Bourse. La marge nette en a lourdement pâti, perdant 4,7 points pour se fixer à 2,8%.Dans ce contexte, il ne faut pas s’attendre à une distribution de dividende. En effet, le management compte proposer aux actionnaires l’affectation de la totalité du résultat net en report à nouveau.

Notons que la Snep a acquis en 2011 pour 50 MDH un nouveau four de cracking et un compresseur d’hydrogène. Elle s’est également engagée dans l’acquisition pour 110 MDH  d’une nouvelle unité d’électrolyse à membrane et d’un nouveau réacteur d’oxychloration à lit fluidisé. La Snep se donne ainsi les moyens d’améliorer sa compétitivité. Elle mettra également en place des mesures d’optimisation de ses charges d’exploitation à travers, notamment, la négociation de contrats d’approvisionnement plus avantageux.