Croissance au ralenti pour Brasseries du Maroc

Le chiffre d’affaires n’augmente que de 1,6% par rapport à  2008 en raison, entre autres, du glissement des mois de Chaà¢bane et Ramadan vers la haute saison d’été.

L’activité des Brasseries du Maroc n’affiche plus les mêmes taux de croissance qu’il y a quelques années. Même si la crise économique a eu un effet limité sur la consommation interne, la coïncidence des mois de Chaâbane et Ramadan avec la saison d’été, période de forte activité pour le groupe, a limité l’évolution du chiffre d’affaires consolidé à 1,6% (contre 5,9% en 2008 et 22,1% en 2007), à 2,1 milliards de DH.
Cela dit, les résultats opérationnels ont été sensiblement améliorés. En effet, l’excédent brut a progressé de 8,2% à plus de 684 MDH. Le résultat d’exploitation a suivi la même tendance et a enregistré une hausse de 7,4% pour s’établir à 530,5 MDH contre 494 MDH un an auparavant. La marge opérationnelle s’établit donc à 25%, gagnant 1,3 point.
Malgré cette performance, le bénéfice net part du groupe perd 5,1% et ressort à 313,4 MDH en raison d’un résultat non courant impacté par le dénouement d’un contentieux fiscal et des dotations significatives. La marge nette subit le même sort et rétrécit de 1 point, à 14,7%.
Compte tenu de ces résultats, qui restent tout de même satisfaisants, le conseil d’administration du groupe compte proposer aux actionnaires la distribution d’un dividende au même niveau que celui distribué en 2008, soit 117 DH.
Côté perspectives, Brasseries du Maroc ambitionne de renforcer sa position autour d’une base industrielle et commerciale compétitive et se développer de manière rentable, avec l’engagement de poursuivre sa politique d’assurance qualité en procédant à la certification de l’ensemble de ses sites selon la norme ISO 9001. Toutefois, le relèvement de la taxe sur la bière risque de peser sur ces ambitions et se traduire par une baisse des volumes avec un impact sur les résultats du groupe.