Enseignement : Comment une start-up développe des classes virtuelles

• Cours de soutien en ligne en live et logiciel pour la création et la gestion de plateformes d’enseignement à distance.
• Deux jeunes startuppers réinventent les cours particuliers.

Partout à travers le monde, les cours de soutien scolaire sont devenus une éducation complémentaire et incontournable pour beaucoup de familles. Aujourd’hui, crise sanitaire oblige, les cours particuliers se sont réinventés avec le digital. C’est à cet effet que de jeunes startuppers marocains ont exploré et développé très vite ces derniers mois de nouvelles pratiques pédagogiques innovantes. «La crise pandémique nous a amenés à repenser les cours de soutien et leurs procédés d’exécution», explique Yassine Nokry, DG et co-fondateur de Sebora solutions et de Ostadi.ma. Lauréat de l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs, il a à son actif déjà une riche expérience professionnelle dans une multinationale au Maroc. Dans son parcours, il a aussi été en charge de l’étude de faisabilité de solutions techniques et technologiques dans le cadre d’une collaboration avec une entreprise américaine. Ismail Finnaoui, son associé, est pour sa part lauréat de l’Ecole Télécom de Lille. Il a exercé en France dans les télécoms et travaillé sur des projets de transition digitale et systèmes d’information chez des grands comptes. C’est grâce à un investissement en fonds propres et d’une subvention de la CCG à travers un accompagnement de la StartuFactory, qu’ils ont réalisé leur nouveau projet.
Implantée à la Citée d’innovation à Agadir, leur jeune pousse offre depuis quelques mois à travers Ostadi.ma des cours en live à travers une plateforme intuitive permettant les interactions. Depuis le démarrage de l’interface, une cinquantaine d’enseignants collaborent à cette structure pédagogique qui enregistre aujourd’hui près de 6 000 inscriptions. Selon le manager, le service facile d’accès à partir d’un PC, d’un appareil mobile ou d’une tablette, est peu coûteux. «L’offre consiste en des abonnements mensuels dans une fourchette de prix entre 250 et 480 DH par mois, pour des séances de cours en live, un accompagnement et suivi personnalisé», précise-t-il. Outre les collégiens et lycéens, le produit vise aussi les établissements scolaires et entreprises engagés dans un processus de digitalisation de leur dispositif de formation. A ces clients, c’est des abonnements mensuels et annuels qui sont proposés pour l’utilisation d’un logiciel de gestion et d’accès à la plateforme Ostadi.ma. Quelques mois après la création de cette interface de classes virtuelles, Yassine Nokry et Ismail Finnaoui développent aujourd’hui une solution SaaS (logiciel comme service), sous le nom de Sebora.co. Le logiciel permet aux centres de formation, entreprises et établissements scolaires de mettre en place leur propre plateforme d’enseignement à distance et de gérer leurs classes virtuelles, précise Yassine Nokry. La solution sera mise sur le marché à l’international. Pour l’heure, le logiciel est en phase d’expérimentation. Les jeunes startuppers voient grand aussi pour la plateforme Ostadi.ma. Ils souhaiteraient un déploiement dans la région Mena.