Eldin augmente son capital de 11 MDH

La capacité de production devrait atteindre 10 tonnes par jour avant 2010
La société, qui avait été recapitalisée à  hauteur de 10 MDH en 2006, voit son capital porté à  33 MDH.

Le deuxième opérateur marocain du secteur de la charcuterie et transformation de viande, Elevage et Transformation de la dinde (Eldin) se penche sur la restructuration de son haut de bilan. En effet, les actionnaires viennent de réaliser ce qu’on appelle une opération en accordéon. Dans un premier temps, le capital a été réduit de 60 MDH à  22 MDH pour absorber les pertes enregistrées au cours de ses sept premières années, de 1997 à  2004, durant lesquelles la rentabilité opérationnelle déjà  assez faible, voire négative, était laminée par les frais financiers. Dans un deuxième temps, le capital a été renfloué à  hauteur de 11 MDH pour se hisser à  33 MDH. Sachant qu’il y a un peu plus d’un an, la société avait été recapitalisée à  hauteur de 10 MDH.
Cette nouvelle injection d’argent frais permet au fabricant de la marque Dindy de compléter le financement de son programme d’investissement mis en place en 2005. Ce dernier comprend l’accroissement graduel de la capacité de production quotidienne de l’usine de Had Soualem (à  25 km de Casablanca) qui devrait atteindre 10 tonnes par jour avant 2010 (contre 2 tonnes il y a deux ans) et le renforcement des moyens de la nouvelle filiale Société d’élevage de la dinde (Selvadind) établie sur une ferme de 50 ha. Cette entité créée conjointement, en 2006, avec des partenaires dont le saoudien Al Saedan Company for Real Estates, permet une intégration en amont d’Eldin à  même de sécuriser son approvisionnement en poussins. Enfin, la qualité n’est pas en reste avec une certification en cours pour la nouvelle norme de sécurité et d’hygiène alimentaires ISO 22 000, la première du genre dans le secteur marocain de la charcuterie.

Les premiers dividendes pour l’exercice 2008
Avec un chiffre d’affaires qui dépasse les 200 MDH et une rentabilité au vert depuis 2005, les principaux actionnaires que sont Asma Invest et le fonds moyen-oriental The Arab Investment Company (Taic) qui y a investi 1,5 million de dollars (près de 15 MDH) pour 27% du capital sont en droit d’espérer qu’après cette énième recapitalisation, Eldin pourra, dès l’exercice 2008, autofinancer le reste de ses investissements, voire distribuer un premier dividende après onze années d’existence.
Rappelons que le secteur de la charcuterie au Maroc ne compte à  ce jour que quatre opérateurs réellement structurés. Outre Eldin et Sapak, leader incontesté depuis sa création en 1985 grâce à  sa marque bien établie Koutoubia, deux autres sociétés ont à  peine moins de deux ans d’existence, à  savoir Banchereau Maroc (filiale de Banchereau France) et Foodis (groupe Amhal)