El Mansouria : priorité à  l’investissement touristique et balnéaire

68% de l’espace total du secteur répond à  cette vocation. Le résidentiel occupera une sperficie de 530 hectares entre les zones d’habitat collectif et individuel. Voies de contournement et de liaison entre Mohammédia et Bouznika, nouvelles pénétrantes… la voierie repensée.

Le nouveau plan d’aménagement de la municipalité d’El Mansouria (à 20 km de Casablanca et à 4 km de Mohammédia) structure ce territoire en quatre grandes séquences. La première allant de l’Oued Nfifikh jusqu’à l’embouchure de l’Oued Arrimène est à dominante urbaine et balnéaire et est caractérisée par un aménagement dense. La deuxième séquence englobe en plus d’une grande partie du front de mer à l’ouest, la zone de part et d’autre de l’oued Arrimène avec son embouchure et la composante principale qu’est la Kasbah d’El Mansouria. Elle doit être aménagée avec une dominante balnéaire et touristique. La troisième séquence comporte, elle, la forêt d’El Mansouria. Elle est préservée comme territoire naturel. La dernière séquence, enfin, est composée du lotissement d’estivage Assanawbar et le projet Bahia Bay, d’où une vocation touristique affirmée pour cet espace.

1 410 ha pour le touristique et le balnéaire

Tout ces choix d’aménagement privilégient en somme la vocation touristique et balnéaire du secteur : ce type de zones représente 1 410 hectares pour une superficie totale du secteur de 2 062 hectares (hors espace naturel à vocation agricole ou forestière) soit une part de plus de 68%. Et pour forcer le trait, des zones de détente et de service aménagées en aires de promenade sont prévues le long du littoral. Le résidentiel à travers les centralités urbaines prévues dans le nouveau plan totalise quant à lui une part de près de 16% (530 hectares) réparties à parts quasi égales entre les zones d’habitat collectif et individuel. C’est qu’il y a urgence de répondre aux besoins en logements principaux et secondaires émanant de la ville de Mohammédia, du reste de la région ou même à l’échelle nationale. La résorption des bidonvilles est également une nécessité surtout que la cadence de développement anarchique et spontané devient soutenue avec les pressions urbanistiques, comme le notent les initiateurs du nouveau plan, étant à préciser au passage que la municipalité devrait abriter 100 000 habitants à l’horizon 2020.

Tout cela laisse une superficie de 6% (122 hectares) pour les zones d’activité, étant à préciser que le nouveau plan d’aménagement prévoit l’implantation d’un tertiaire lié au tourisme et à la villégiature, l’hôtellerie ou encore la restauration aux fins de renforcer l’attractivité de la municipalité.  Eu égard à la vocation à dominante balnéaire envisagée pour El Mansouria, dans l’objectif de préserver une forte attractivité touristique, l’accent est mis sur la préservation de la nature existante. A cet effet, les densités projetées sont réparties en fonction des différentes composantes géographiques et physiques : front de mer, proximité de l’autoroute, de la forêt.  

Pour boucler la boucle, le nouveau plan d’aménagement repense le réseau viaire et de desserte de toute la zone avec sa région élargie. Dans le détail, des voies de contournement et de liaison directe entre Mohammédia et Bouznika sont projetées. Le nouvel aménagement crée également une desserte côtière reliant Mohammédia à Bouznika. Viennent ensuite une voie express longeant un couloir d’activités mixtes allant jusqu’à la route de Benslimane, ainsi que des pénétrantes qui constitueront une sorte d’épine dorsale assurant l’accès directe à la mer et la desserte des principaux pôles d’aménagement. Enfin le nouveau plan prévoit l’élargissement de l’emprise de la voie côtière.