Des débuts époustouflants pour Barclays Egypt dans le giron d’Attijariwafa bank

Sur deux mois consolidés, la nouvelle acquisition du groupe a rapporté 111 MDH de résultat net part du groupe. Le poids de la banque de détail à l’international au sein du groupe monte à 27% au premier semestre 2017 et aurait pu atteindre 31% dans l’hypothèse d’une comptabilisation de 6 mois de résultats de la nouvelle filiale.

Les débuts de Barclays Egypt dans le giron d’Attijariwafa bank sont des plus prometteurs. La dernière acquisition du groupe, officiellement rebaptisée Attijariwafa bank Egypt depuis quelques semaines, n’a été consolidée qu’au titre des deux derniers mois du premier semestre 2017, le closing de l’opération d’achat n’étant intervenu que le 3 mai dernier. Pourtant, la filiale dégage pour sa nouvelle maison mère un résultat net part du groupe de 111 MDH. C’est à peu de choses près ce qu’ont rapporté individuellement les filiales bien installées du groupe au Sénégal, en Tunisie ou en Côte d’Ivoire, dont le bénéfice a été, précisons-le, intégralement comptabilisé au titre du premier semestre. A ce rythme, à la fin de l’année, la participation égyptienne détrônera à coup sûr le deuxième contributeur historique au bénéfice du groupe après la banque mère Attijariwafa bank, Wafa Assurance. D’autant plus que celle-ci a vu sa contribution au bénéfice chuter de près de 49% au premier semestre, à 156 MDH, principalement du fait d’un effet périmètre négatif, le groupe ayant cédé l’année dernière 40% de sa participation dans la compagnie d’assurance (ramenée désormais à 40%) pour financer l’acquisition de sa nouvelle filiale.

Au passage, ce dernier montage devrait être des plus profitables pour les actionnaires du groupe. Le résultat par action devrait augmenter de 7,5% selon les prévisions du management, dans l’hypothèse d’une consolidation de 12 mois de résultat d’Attijariwafa bank Egypt et en prenant bien en considération la diminution de la contribution de Wafa Assurance, le tout sans devoir concéder une dilution du capital, aucune nouvelle action n’ayant été émise.

En outre, la participation égyptienne, dont la rentabilité des actifs ressort au premier semestre à 4% (contre 1% pour le secteur bancaire national) porte le poids de la banque de détail à l’international au sein du groupe à un tout autre niveau. Celle-ci a contribué au RNPG à hauteur de 27% au premier semestre 2017 au lieu de 24% à la même période de l’année passée. La barre serait même montée à 31% si la banque avait comptabilisé 6 mois de résultats d’Attijariwafa bank Egypt.

Du reste, le groupe dégage un RNPG de 2,6 milliards de DH au premier semestre, en hausse de 5,4% par rapport à la même période de l’année passée, un taux qui aurait pu monter là encore à 12,1% en cas de consolidation de 6 mois de résultats de la filiale égyptienne. Dans le détail, le groupe a pu profiter d’une hausse appréciable de son produit net bancaire de 4,1%, à 10,5 milliards de DH, aidée surtout par une progression de la marge d’intérêt de 7,3%, à 6,2 milliards de DH, et un accroissement de la marge sur commissions de 3,6%, à 2,2 milliards de DH. Grâce à une progression relativement contenue des charges générales d’exploitation de 4,8%, à 4,8 milliards de DH, et une contraction notable du coût du risque de 17,3% à près de 900 MDH, le résultat d’exploitation ressort en hausse de 8,7%, à 4,8 milliards de DH.