Déplacements urbains : l’enfer de Casablanca confirmé par une étude

Le Conseil de la ville de Casablanca a enfin dévoilé les résultats de l’étude qu’il avait confiée à un groupement de bureaux d’études, il y a un an. L’étude servira de base à
la réalisation du Plan de déplacement urbain (PDU)

destiné à résoudre les problèmes que connaît la métropole. 3 500 ménages, 10 800 conducteurs enquêtés, comptages routiers…
Conclusion ? Le grand Casablanca étouffe. Parkings saturés, usage intensif de véhicules de tourisme (voitures, taxis) au détriment des moyens de transport collectif (bus), équipement signalétique défaillant, artères surexploitées alors que d’autres ne sont pas valorisées… Tout cela est la conséquence de 25 ans d’absence d’investissements dans les infrastructures et les équipements de transport. En définitive, l’étude conclut qu’il faut agir très rapidement et propose trois scénarios : un qualifié d’intermédiaire et deux autres «volontaristes». Lequel d’entre eux sera retenu ? Réponse d’ici 3 mois. En attendant, l’étude préconise des mesures à mettre en œuvre d’urgence : accroître l’offre de transports collectifs ; réorganiser les taxis; mettre en œuvre une politique de maîtrise des déplacements; améliorer la gestion des feux; impliquer davantage l’ONCF dans le transport urbain et,
enfin, créer une autorité régionale ad hoc. Affaire à suivre…